“La France n’a jamais soutenu directement ou indirectement ces groupes terroristes “, dit l’ambassade française à Bamako, en réponse aux accusations du Mali.

 

Le bras de fer se poursuit entre Bamako et Paris. Le Mali a récemment adressé au Conseil de sécurité de l’Onu, une lettre portant des accusations selon lesquelles la France soutiendrait des groupes terroristes.

La lettre dénonce par exemple les violations de l’espace aérien malien par l’aviation militaire française, la fourniture par la France d’armes et de munitions aux terroristes et des actes d’espionnage.

Le Mali “se réserve le droit de faire usage de la légitime défense” si les agissements français persistent, conformémement à la Charte des Nations unies, affirme le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

Ecoutons à ce sujet l’analyse de Seidik Abba, journaliste et spécialiste du Sahel.

Réactions de Paris

Sur son compte Twitter, l’ambassade de France à Bamako rejette les accusations maliennes.

Elle rappelle que “la France est intervenue au Mali entre 2013 et 2022 à la demande des autorités maliennes“. Durant cette période, “la France a libéré de nombreuses villes maliennes qui étaient tombées entre les mains des terroristes et neutralisé plusieurs centaines de terroristes au Mali et mis hors d’état de nuire deux figures historiques du terrorisme dans la région“, dit l’ambassade.

Il s’agit surtout du chef d’Aqmi, l’Algérien Abdelmalek Droukdel, tué par Barkhane et de Bah Ag Moussa, “chef militaire” du GSIM, également abattu par la France.

“La France n’a évidemment jamais soutenu directement ou indirectement ces groupes terroristes”, indique l’ambassade française au Mali, qui revient sur ces neuf dernières années de lutte contre le terrorisme.

L’ambassade rappelle également que 53 soldats français  dont la mission consistait, avant tout, à lutter contre les groupes terroristes, sont morts au Mali.

Plus de neuf ans après avoir été accueillis au Mali comme des “sauveurs” face aux groupes djihadistes, les militaires français ont achevé lundi
(15.08.2022), leur retrait du pays, dans un climat d’acrimonie avec les colonels au pouvoir et d’hostilité grandissante de la population locale.
Source : DW