Le capitaine Amadou Haya Sanogo savait – il seulement, qu’un jour, il lui arriverait de prendre le chemin d’un asile fut –il doré, un an seulement après le félon de général, ATT qu’il a renversé un soir agité de 21 mars 2012?

amadou toumani toure president att loboo mabo van modibo keita ocean communication dakarLe Bénin propose l’asile politique au capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d’Etat de mars 2012 au Mali, a déclaré vendredi dernier, à l’AFP le ministre béninois des affaires étrangères.
« Le Bénin, dans sa dynamique de paix et pour accompagner le processus de démocratisation dans ce pays, offre l’asile doré au capitaine Sanogo », a déclaré Nassirou Arifari Bako.

 

Amadou Haya Sanogo, capitaine de l’armée malienne, avait renversé le régime du président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012 et précipité la chute du Nord du pays aux mains d’islamistes armés liés à Al-Qaïda, qu’une intervention franco-africaine entamée en janvier a chassé de la région. La proposition de Cotonou intervient alors que le Mali se prépare à sa première élection présidentielle depuis le putsch de 2012, fin juillet. « Notre objectif est de soutenir le Mali et son processus électoral et d’apporter notre contribution aux efforts de la France et des partenaires au développement », a déclaré M. Bako. « Le Canada et les Etats-Unis ne sont pas rassurés par la présence du capitaine Sanogo sur place à la suite de ses multiples interventions dans le processus électoral », a-t-il ajouté.amadou haya sanogo

 

Mais voilà, que le COPA s’en mêle

La nouvelle de l’offre de l’asile à Sanogo par le Bénin, est très mal accueillie dans le camp de ses anciens partenaires engagés dans la déstabilisation des institutions de la république, au point de provoquer une hystérie collective. Il n’a fallu que quelques minutes pour qu’ils sortent, comme à l’accoutumée, de leur gong. La vieille litanie, ‘’Haya n’ira nulle part, il restera ici’’, entendons-nous déjà dire. A chaque évènement national de portée historique, les mêmes s’agitaient avant de disparaître face à la vivacité de la réalité du terrain. N’est-ce pas les mêmes qui juraient sur tous les toits, qu’aucune force étrangère ne foulera jamais le sol du mali ? N’est-ce pas encore eux, toujours eux, à claironner, que Dioncounda ne restera pas un seul jour après les 40 jours d’intérim ? Chaque fois, la vérité cruelle et insondable est venue les rattraper. Serval et autres forces africaines sont là et partout sur le territoire national et Dioncounda aussi.

 

Mon Dieu, bon Dieu, ces gens vont –ils enfin lâchés le jeune capitaine qui leur doit tous ces malheurs depuis qu’il a eu l’idée de transformer une simple mutinerie en coup  d’état ?

 

Amadou Haya Sanogo a intérêt à faire sienne, la leçon de sagesse qui fait que son devancier, ATT, sa famille et certains proches soient encore restés en vie. L’asile que lui offre l’Etat du Bénin, est une chance inespérée car avec les forces internationales ici à Bamako, il se sait dans l’œil du cyclone et à la moindre incartade de sa part, bonjour les vrais dégâts.

     Sory de Motti