Le constat est très inquiétant. A cause d’une insécurité grandissante, récurrente et persistance, c’est l’existence même du Mali qui est menacée. Ce qui est incompréhensible et inacceptable, c’est sous le régime des colonels que le sang continue de couler sur le sol malien.

Assimi Goïta et acolytes, formés pour faire la guerre, ont trahi leur serment au profit des délices du pouvoir politique. Ils détiennent la clé des magasins d’armes, avec tous les arsenaux de guerre et de munitions. Malgré tout, ils n’arrivent pas à sécuriser les populations et leurs biens. Inadmissible ! Comment comprendre que c’est sous leur gouvernance et règne ou la sécurisation doit être une question d’honneur que l’insécurité a pris un fulgurant et inquiétant ascenseur. Après les embargos sur Farabougou, Dinangourou, Marebougou, presque toute la partie exondée de la région de Mopti est sous occupation des forces du mal qui y règnent en maitres absolus, semant la terreur et la désolation. Le tronçon Sévaré- Douentza-Gao est devenu le nid des attaques récurrentes et quotidiennes. Des cars de transport font d’objet d’attaques chaque jour que Dieu fait, et les passagers sont dépouillés de leurs biens (argents, téléphones…). Sur la route nationale 15, axe Bandiagara-Bankass, des cars et les passagers sont enlevés. Le lot des otages grossit sous l’œil impuissant du régime des colonels. La population de Dogofry est devenue la proie des djihadistes, sous le nez des militaires. Ce week-end, le poste de police de Koro a été attaqué…

Oh mon Dieu ! Voici le tableau noir des crimes commis dans le seul cercle de Bankass : 476 personnes tuées, 202 blessés, 25 personnes enlevées, 3000 personnes contraintes de quitter leur localité alors que 150 villages et hameaux sont victimes de l’insécurité. Les villages et hameaux déplacés sont au nombre de 80 ; 301 habitations ont été brûlées ; 5000 greniers aussi. 9428 animaux ont été enlevés. Les matériels agricoles et autres engins brûlés sont au nombre de 170. 90 écoles ont été fermées et 21900 enfants ont été déscolarisés.

Plusieurs villages que sont, entre autres : Dourou, Pérou, Korou et Yaba, Banani, Digani-Béré, Farimake, Bimbere-Tama, Deboye, Dogofry, Dirma, Dongo et Ndodjiga sont sous occupation des djihadistes qui y dictent leur loi. Au regard de l’impuissance des colonels tapis dans les bureaux climatisés à Bamako, de nombreux villages de la région de Mopti et une partie de Ségou ont fait allégeance aux forces du mal.

Malgré ces attaques récurrentes et quotidiennes, avec en toile de fond des destructions de biens, le régime des colonels semble se plaire dans son mutisme. Du coup, les populations sont laissées impuissamment et tristement à leur triste sort par des colonels au pouvoir, insensibles à la gravité de la situation sécuritaire au centre pays en particulier et sur l’étendue du territoire en général. En tout cas, vu l’état de la putréfaction sécuritaire, il urge que les colonels s’assument. Puisqu’ils ont en leur possession tout l’arsenal de guerre et les munitions.

Aliou Touré

Source: Le DémocrateMali

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Le constat est très inquiétant. A cause d’une insécurité grandissante, récurrente et persistance, c’est l’existence même du Mali qui est menacée. Ce qui est incompréhensible et inacceptable, c’est sous le régime des colonels que le sang continue de couler sur le sol malien. Assimi Goïta et acolytes, formés pour faire...