Alpha Condé President Guinée

Selon l’Agence de presse Xinhua, le président guinéen Alpha Condé a annoncé, il y a quatre jours, de l’envoi très prochain d’un bataillon de 850 bidasses pour soutenir les efforts de déploiement des forces armées dans le nord du Mali afin de lutter contre le terrorisme. Cette annonce d’Alpha Condé a été faite à l’occasion de son retour du Sénégal. Il a pris sa décision en droite ligne des résolutions des chefs de l’Etat de la sous région ouest africaine, réunis, la semaine dernière, à Dakar. Dans leur déclaration finale, les dirigeants de la CEDEAO ont appelé à « prendre des dispositions urgentes pour renforcer la Minusma ».

En marge des travaux du sommet, Alpha Condé a eu des échanges avec IBK sur la situation dans la région de Kidal. Pour le prési guinéen, le Mali fait actuellement face à une nouvelle situation de guerre, avec l’émergence des groupes islamo-terroristes dont la vocation serait de rendre complètement ingouvernable cette partie du Mali.

Par ce geste fort, Condé se décide, enfin, de réchauffer l’axe Bamako-Conakry surtout lorsqu’il se dit conscient de la nécessité pour les pays limitrophes du Mali de se mobiliser pour assister ce pays à faire face à la menace de déstabilisation qui refait surface dans sa partie septentrionale. Rappelons que dans le cadre de la mission internationale de soutien au Mali, sous conduite africaine (MISMA), la Guinée a déjà déployé plus de 150 militaires au Mali pour soutenir les efforts africains contre le terrorisme dans le pays.

Crise du nord

Les inquiétudes d’IBK

Selon IBK, « chacun sent que les mouvements jihadistes veulent reprendre du poil de la bête » dans le nord du Mali, même si les groupes islamistes armés en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire franco-africaine.

« On a signalé des regroupements dans le Sud libyen qui n’augurent rien de bon pour nous, nos Etats – aussi bien le Mali que nos Etats frères du Niger et les autres « , a-t-il affirmé. Face à ces inquiétudes exprimées par le nouveau prési malien, les dirigeants ouest-africains ont, dans leur déclaration finale, exhorté les Nations unies, la communauté internationale et les pays contributeurs de troupes à prendre les dispositions urgentes pour renforcer la Minusma.

De son côté, le Néerlandais, Bert Koenders, chef de la Minusma, a appelé, récemment, à New York à un renfort en troupes et matériel de sa mission.

Actuellement composée de 6000 hommes, essentiellement d’Afrique de l’Ouest et du Tchad, la Minusma doit passer à plus de 12000, d’ici fin décembre 2013, et a besoin d’hélicoptères pour mener à bien sa mission au Mali.

La situation à Kidal « ne saurait prospérer »

dixit IBK

Lors des deux sommets de Dakar, de la semaine dernière, le Prési de tous les Maliens a affirmé qu’il a profité du sommet de la CEDEAO pour informer ses collègues à fond sur la situation dans le nord, singulièrement à Kidal, qu’il trouve inadmissible, insoutenable, intolérable et qui ne saurait prospérer.  Pour ce qui concerne les élections législatives dont le premier tour est prévu le 24 novembre,  » il n’y a pas de problème particulier par rapport à cela « , a assuré le prési, de tous les maliens.

CEDEAO

Un cordon douanier commun

Réunis, à Dakar, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont  approuvé, vendredi dernier, la structure définitive du Tarif extérieur commun de l’organisation (TEC-CEDEAO), à partir de 2015 et d’une monnaie unique régionale à l’horizon 2020. Selon le communiqué final de la rencontre, les chefs d’Etat ont souligné « l’importance de l’union douanière comme une étape décisive et irréversible dans le processus de consolidation du marché commun ».

Les dirigeants d’Afrique de l’ouest ont entériné cette structure définitive du TEC, ainsi, que tous les textes réglementaires qui l’accompagnent tels qu’adoptés par la 70ème session ordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO et sa session extraordinaire tenue, le 30 septembre 2013, à Abidjan, poursuit le communiqué. La rencontre de Dakar souligne dans le même chapitre, la nécessaire uniformisation des droits et taxes tel que le requiert la mise en place du TEC, réaffirmant son engagement pour l’instauration d’un prélèvement communautaire unique au niveau du cordon douanier de la région.

Les chefs d’Etat ont décidé de maintenir les prélèvements communautaires existant au niveau de la CEDEAO et de l’UEMOA sur une période transitoire de cinq ans. La Conférence a également entériné les mesures complémentaires de protection relatives à la Taxe d’ajustement à l’importation (TAI) et à la Taxe complémentaire de protection (TCP) en vue de permettre un ajustement progressif de l’application harmonieuse du TEC qui interviendra à partir du 1er janvier 2015.

Gofornement OTL

 Gestion du pouvoir par ordonnances

La Commission des lois constitutionnelles, de la légalisation, de la justice et des institutions de la République de l’Assemblée nationale sortante du Mali avait été saisie au fond pour l’étude du projet de loi autorisant le gofernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Ce projet de loi, défendu par le Sinistre de la Justice, garde des Sceaux, avait été adopté en Conseil des Sinistres, le 4 octobre 2013. Il a été voté avec 110 voix pour, 4 voix contre et aucune abstention lors de la session plénière de l’Assemblée nationale qui s’est déroulée, la semaine passée.

L’article 74 de la Constitution dispose que  » le gofernement peut, pour l’exécution de son programme ou dans les domaines déterminés par la loi, demander au Parlement l’autorisation de prendre des ordonnances, pendant un délai limité ou entre les deux sessions, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi « .

Les ordonnances sont prises en Conseil des Sinistres après avis de la Cour suprême. Elles entrent en vigueur dès leur adoption, mais, deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé à l’Assemblée nationale avant la date fixée par la loi d’habilitation.

CEDEAO 

 Un marché de 300 millions d’habitants : le réveil ?

En tout cas, les dirigeants ouest-africains réunis à Dakar, le vendredi dernier, ont discuté des questions économiques pour hâter la création d’un marché unifié pour les 15 pays membres de la CEDEAO, comptant plus de 300 millions d’habitants.

Véritable mosaïque, l’Afrique de l’Ouest regroupe des pays francophones, anglophones et lusophones, utilisant différentes monnaies et ayant des pratiques commerciales pas toujours convergentes. Créée en 1975, la CEDEAO comprend huit pays qui ont en commun le franc CFA, arrimé à l’euro et rassemblés au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA): Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Sept autres pays ont chacun leur monnaie nationale: Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone. La CEDEAO espère voir entrer en vigueur une monnaie commune à ces 15 pays, en 2020. Ce sera le réveil définitif de ce marché.

Campagne des législatives 2013

J moins 4

La campagne pour les législatives démarre dans quatre jours sur toute l’étendue du territoire national. En tout, 1400 candidats brigueront  les 147 sièges du parlement. Et les listes issues des partis politiques se frotteront à celles des candidats indépendants dans les différentes circonscriptions. Il y a très peu de candidates féminines en course. Ce qui prouve qu’il y n’y aura pas beaucoup de femmes dépitées pour la cinquième législature de la troisième République.

Le RPM est le parti le plus représenté dans les différentes circonscriptions, il est suivi de près par l’ADEMA/PASJ et l’URD. Les alliances des partis se trouvent un peu partout et se présentent comme de la salade russe. Les trois semaines de campagne seront surtout marquées par les problèmes liés à l’insécurité surtout dans les régions nord du Mali.

Les terroristes jurent de perturber le scrutin du 24 novembre. Raison pour laquelle l’AMA et les forces de la MINUSMA et du SERVAL sont sur pied de guerre pour une réponse adéquate du berger à la bergère.

Kidal sous occupation

Une impuissance du Prési IBK ?

Sans doute, la situation qui prévaut à Kidal ne finit pas d’embarrasser voire d’angoisser  le Prési IBK qui vient de donner de la voix en marge des travaux du somment extraordinaire de la CEDEAO à Dakar au Sénégal. Lors de sa rencontre avec les maliens vivant sur le sol sénégalais, le chef de l’Etat a fait une lamentation poignante. Pour lui,  » la situation à Kidal est insupportable, inadmissible et intolérable « .

Rappelant sa mise en garde devant l’assemblée générale des Nations Unies, le président français François Hollande et bien d’organisations sécuritaires, le Prési de tous les maliens a dit haut et fort qu’il y a des limites.

Crachant le langage de la fermeté, il a tenu à préciser que Kidal ne sera pas l’enclave de Cabinda. Un Etat dans un Etat, comme dirait l’autre.

 

Au-delà des grands discours, Kidal demeure  toujours sous occupation du groupuscule MNLA,  régnant en maître absolu dans les locaux du gofernorat et ayant sous contrôle la radio nationale. Doit-on penser  à une impuissance (pour le moment) du Prési IBK qui n’a fait déplorer la situation qui prévaut sans pourtant réussir  à rétablir l’ordre républicain dans la cité des ifogas.

 

Source: Le Scorpion

abdoulaye ouattaraCrise malienne
Selon l’Agence de presse Xinhua, le président guinéen Alpha Condé a annoncé, il y a quatre jours, de l’envoi très prochain d’un bataillon de 850 bidasses pour soutenir les efforts de déploiement des forces armées dans le nord du Mali afin de lutter contre le terrorisme. Cette annonce d’Alpha...