Depuis un certain temps, la Cité des 333 Saints, Tombouctou, enregistre une forte détérioration de la situation sécuritaire. Très souvent, cette insécurité n’a aucune motivation idéologique ou religieuse.

 

Les auteurs s’adonnent surtout à des crimes crapuleux pour mettre la main sur les biens d’autrui. Ainsi, le 19 novembre dernier, c’est un membre de l’ethnie arabe Boujbeyha, répondant au nom de Moulaye Ould Oumar, qui a fait l’objet d’un braquage alors qu’il était dans son véhicule, au niveau du quartier Koyratao de Tombouctou. Laissé pour mort, après avoir été blessé par balle, son véhicule sera finalement emporté par les assaillants.

Quelques jours plutôt, c’est un leader d’une ethnie touareg, du nom d’Ousmane Ag Hama Hama, qui avait été enlevé, à 13 kilomètres de Tombouctou, par des individus armés non identifiés. Ces derniers ont juste pris le temps de débarquer le chauffeur du véhicule, sous la menace d’une arme automatique, avant de repartir avec Ag Hama Hama vers une destination inconnue. D’une source digne de foi, les ravisseurs ont pu entrer en contact avec ses proches pour demander le paiement d’une somme de 10 millions de FCFA en guise de rançon pour sa libération.

Rappelons que la ville de Tombouctou et ses environs ont souvent connu de telles scènes d’insécurité. Très souvent, elles ont même pour conséquence des tensions entre les communautés que les autorités et notables tentent de calmer.

M. DIOP

Source : L’Indépendant

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Depuis un certain temps, la Cité des 333 Saints, Tombouctou, enregistre une forte détérioration de la situation sécuritaire. Très souvent, cette insécurité n’a aucune motivation idéologique ou religieuse.   Les auteurs s’adonnent surtout à des crimes crapuleux pour mettre la main sur les biens d’autrui. Ainsi, le 19 novembre dernier, c’est...