L’organisation État Islamique au grand Sahara est de plus en plus présente à Ansongo et Ménaka. L’organisation terroriste se déploie aussi vers d’autres localités des régions de Gao et Tombouctou.

 

Les cercles d’Inekar, Anderamboukane, Inlamawane, Tidarmene dans la région de Menaka sont passés sous le contrôle de l’EIGS, rapportent des sources locales. Cela, après plusieurs mois d’affrontement contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. L’État islamique au grand Sahara a aussi résisté à la coalition Msa-Gatia deux groupes armés signataires de l’accord pour la paix.

Des tueries suivies de déplacements massifs

Ces violences ont été caractérisées par des tueries en masse de civils. Selon des sources locales, plus de 1700 civils ont été tués par l’EIGS depuis le mois de mars. Ces combats ont aussi provoqué le déplacement de plus de 73000 personnes. Parmi elles, près 50.000 mineurs à Menaka ville nous a indiqué le mécanisme de réponses rapide MRR. Des témoignages recueillis auprès de ces déplacés indiquent que « les combattants de l’état islamique exécutent les civils, saisissent leurs biens et animaux et les contraignent au déplacement »

A Ansongo, des élus locaux confirment la concentration des combattants de l’EIGS dans la majorité des communes du cercle. Talataye, Bourra Tin-ahimma, Watagouna, Fafa, Barra et Lelehoye dans le gourma et une grande partie de Tessit, les éléments de l’EIGS règnent en maîtres et persécutent les populations .

Difficile de stopper cette progression

Cette avancée de l’état islamique au grand Sahara dans les régions de Menaka et le cercle d’Ansongo est née des conflits inter-communautaires dans ces localités frontalières avec le Niger, selon des experts des questions sécuritaires. Pour le Directeur Exécutif du Centre des Études Sécuritaire et Stratégiques au Sahel (CE3S) il sera très difficile pour le moment de stopper la progression de ce groupe djihadiste au Nord du pays.

Source : Studio Tamani