En 2013, La France décide d’intervenir en accord avec le gouvernement malien pour contrer la progression des Djihadistes dans cette partie de ce vaste territoire. Rappelons que le Mali est deux fois plus grand que la France et qu’une partie du pays est délaissée par les différents gouvernements maliens.

Cette entrée en guerre de la France avec l’opération SERVAL, qui deviendra BARKHANE, fait suite à l’offensive des terroristes sur Ségou et Mopti, dans le centre du Mali. Plusieurs pays de la CEDEAO (Comité Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), dans le cadre de l’opération SISMA, (Mission Internationale de soutien au Mali), ont engagé leurs armées pour soutenir l’état malien qui était dans l’incapacité de faire face à ces mouvements extrémistes et disparates affiliés à des groupes terroristes et /ou islamistes.

La France s’est embourbée dans cette partie du monde et n’est pas arrivée à bout des terroristes qui ont tué beaucoup de ses militaires et de civils maliens. L’opinion publique française s’interroge sur cette guerre qui ne semble pas être la leur. Le coût de l’intervention estimé à des centaines de milliards de francs CFA, et les morts qui s’accumulent, s’invitent dans le débat présidentiel en France.

La France, à l’instar d’autres pays occidentaux, souhaite réduire, voire quitter les territoires en guerre, d’autant plus qu’une partie de la population malienne est opposée à la présence de son armée. Le sentiment anti français a vu le jour, notamment dans la capitale malienne. La difficulté du malien réside dans son incapacité à vaincre seul les mouvements terroristes, à tel point qu’en février 2013, l’ancien Président de la République Française a été accueilli en libérateur. Ces scènes de liesse étaient plus qu’exaspérantes car il était inacceptable de voir un dirigeant de l’ancien pays colonisateur devenir le libérateur du pays, cinquante ans après l’indépendance.

Cette revanche du l’ex colonisateur peut s’expliquer en partie par une incapacité de ce pays à trouver un équilibre démocratique et à réduire une pauvreté galopante. Depuis vingt ans, le Mali a connu 10 Présidents de la République dont 5 militaires, en moyenne, 1 Président tous les 2 ans.

Le Mali, peuplé de plus de 20 millions d’habitants, frontalier avec 7 pays, n’a pas un potentiel militaire pour asseoir la sécurité de son territoire. Les hauts gradés maliens se sont engagés dans la lutte pour accéder au pouvoir et non contre les groupes qui terrorisent ce pays mythique dans l’histoire africaine.

Au lieu de diriger et de galvaniser leurs troupes, c’est à Bamako que se trouve leur centre de commandement afin d’accéder au pouvoir très localisé dans la capitale, en attendant des fonds européens pour s’enrichir et malheureusement ils finissent très mal, souvent arrêtés par un colonel, commandant…plus fort qu’eux.

Source : sudonline.sn

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En 2013, La France décide d’intervenir en accord avec le gouvernement malien pour contrer la progression des Djihadistes dans cette partie de ce vaste territoire. Rappelons que le Mali est deux fois plus grand que la France et qu’une partie du pays est délaissée par les différents gouvernements maliens. Cette...