Ayant fait 31 morts et 17 blessés. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, la France, la Commission Nationale des droits de l’homme au Mali ont fermement condamné, dimanche, l’attaque perpétrée contre des civils le 3 décembre courant à Songho, sur l’axe Sévaré-Bandiagara, dans le centre du Mali, ayant causé la mort de 31 forains et 17 blessés.

 

Stéphane Dujarric, porte-parole de Guterres, a indiqué dans un communiqué dimanche dans l’après-midi que le Secrétaire Général de l’ONU “a fermement condamné l’attaque qui a visé un bus de forains dans le village de Songho à une dizaine de km de Bandiagara qui a fait 31 morts et plusieurs autres blessés parmi les civils”.

Selon lui de telles attaques délibérées contre la population civile constituent de graves violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Il a en outre ajouté, que « la MINUSMA est prête à aider les autorités maliennes à traduire en justice les auteurs de ces crimes ».

Pour sa part, Joël Meyer, ambassadeur de la France au Mali a condamné avec la plus grande fermeté l’attaque survenue le 3 décembre courant à Songho, région de Bandiagara.

Et d’ajouter qu’« il se joint au deuil national décrété par le gouvernement du Mali en l’hommage aux victimes ».

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) exprime sa très vive préoccupation face à la recrudescence des violations et abus des droits de l’Homme perpétrés contre les populations civiles, dont les plus récents ont été commis le 03 décembre à Bandiagara suite à l’attaque d’un bus ayant causé la perte en vie humaine d’au moins trente (30) personnes, dont des enfants et des femmes, des blessés et des disparus.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme au Mali recommande, pour sa part, l’ouverture d’enquêtes indépendantes, impartiales et diligentes en vue d’identifier et traduire en justice les auteurs et complices des violations et abus dénoncés.

La CNDH a en outre, réitéré son appel pressant au Gouvernement du Mali à assumer ses responsabilités dans la protection des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national avant d’inviter les FAMA (Forces Armées Maliennes) et les forces partenaires à lutter contre le terrorisme dans le strict respect du droit international des droits de l’Homme et du droit international humanitaire.

Vendredi, des hommes armés ont intercepté un car transportant des forains de Songho se rendant à la foire hebdomadaire de Bandiagara et ont ouvert le feu sur les passagers tuant 31 civils et blessant 17 autres.

Samedi, les habitants de Songho ont refusé les deux tonnes de céréales et 200 000 franc CFA ‘environ 344 dollars) fournis par le gouverneur de la région de Bandiagara pour appui aux sacrifices à l’honneur des victimes.

Ils ont, en outre, exigé la sécurité des personnes et leurs biens dans la région de Bandiagara.

 Source : Anadolu Agency
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