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Le retour de la paix et de la stabilité au nord du Mali est aujourd’hui le plus souci des hautes autorités du pays. Depuis la signature de l’accord préliminaire de Ouagadougou entre notre pays et les groupes armés sous l’égide de la communauté internationale, le gouvernement de transition a mené les actions qui s’imposent pour se conformer à l’esprit de cet accord. IBK est allé au-delà en créant un ministère de la réconciliation nationale, chargé également du développement des régions Nord, en libérant des détenus des bandits armés, en levant les mandats d’arrêt lancés contre certains leaders au risque de se mettre à dos l’opinion nationale. Alors que l’autre partie traine le pas et dénonce parfois les actions du gouvernement.

Pas de développement sans paix, pas de paix sans développement « . Tel est le slogan qui était inscrit sur les banderoles de l’atelier d’élaboration du programme de développement accéléré des régions du nord (PDA RN). Ce slogan confirme aujourd’hui plus que jamais la volonté du pouvoir de Bamako de trouver une solution définitive à la crise du nord. IBK a clairement  déclaré dès sa prise de fonction qu’il est disposé à faire toutes les concessions possibles pour la paix, mais en précisant  » pas question d’indépendance, d’autonomie ni de fédéralisme. Le Mali restera un et indivisible. Tout le reste est négociable ».

 

L’Etat malien est allé au-delà des simples intentions des vœux pieux. Ainsi, la commission nationale dialogue et réconciliation portée sur les fonts baptismaux sous la transition a entamé des démarches vers nos frères du nord.

 

Après son investiture, IBK s’est mis dans cette logique amorcée par la transition et élargissant la voie pour une paix durable et inclusive sans laquelle aucun développement  n’est possible.  Il a complètement mis de côté sa carrure d’homme à poigne qu’attendaient les Maliens pour endosser celle d’un homme de compromis, d’ouverture et de dialogue. Aucune action militaire n’a été prise pouvant entacher l’accord préliminaire de Ouadagougou. Le gouvernement sous la conduite de Oumar Tatam Ly s’est conformé à l’esprit de cet accord au nom d’un Mali un et indivisible, d’un Mali de paix.

 

Le gouvernement a alors entamé la mise en œuvre concrète des clauses de cet accord. A cet égard, la Commission dialogue et réconciliation a été reconvertie en Commission dialogue vérité et réconciliation, en vue de panser les plaies encore béantes de la société malienne.

 

Compte tenu du fait que les crises cycliques dans les régions septentrionales du Mali trouvent leur explication profonde dans les conditions de vie précaires des populations et la pauvreté générale, un ministère de la réconciliation nationale, en charge également du développement des régions Nord, a été créé en vue d’accélérer leur développement, en matière de santé, d’éducation et d’infrastructures.

 

Aussi, entre fin septembre et début octobre plusieurs détenus  des groupes armés du nord arrêtés sur le front par l’armée malienne et ses partenaires ont été libérés en deux vagues et remis aux organisations partenaires comme les Nations Unies.

 

Accélérer le  développement du nord

Quelques jours plus tard, le gouvernement a annoncé la levée des mandats d’arrêt internationaux lancés sous la transition contre certains  leaders du MNLA et du HCUA. Deux  responsables des groupes armés bénéficiaires de ces mesures exceptionnelles – Hamada Ag Bibi et Alghabass Ag Intalla –  sont même candidats aux législatives du 24 novembre prochain à Abéibara et Kidal.

 

Convaincu qu’il ne peut y avoir de paix sans développement, le gouvernement Oumar Tatam Ly a accéléré le processus d’élaboration du Programme de développement accéléré des régions du nord (PDA/RN). Un atelier a été tenu dans ce sens le 14 octobre dernier. Ainsi, le plan d’action du PDA/RN est composé de 36 projets/programmes en cours d’exécution et de 93 nouveaux projets. Le coût total des projets et programmes retenus est estimé à 1 098 220 503 714 F CFA. Une somme colossale dont l’État doit mobiliser une bonne partie auprès des partenaires techniques et financiers.

 

Alors que le gouvernement procède à des sacrifices dans le cadre de l’accord de Ouaga  c’est le cas contraire du côté des groupes armés. En effet, ceux-ci qui devraient être cantonnés et désarmés font aujourd’hui la villégiature dans le sable mouvant du nord. Pire, ils prennent en otage les symboles de l’État à Kidal en occupant toujours le gouvernorat de la ville et en animant la station régionale de l’ORTM, au grand dam du gouverneur Adama Kamissoko. Ils se permettent même des actes de provocation comme on l’a vu lors de la visite de trois ministres à Kidal et qui ont été pris à partie par des jeunes manipulés et l’attaque lancée contre la succursale de la BMS-SA.

 

En tout cas, tout porte à croire que le président IBK est exaspéré par la situation de Kidal. Lors de sa récente visite à Dakar lors du sommet de la CEDEAO, il a clairement affirmé que « la situation à Kidal est insupportable, inadmissible et intolérable ».

 

 

Source: L’Indépendant

abdoulaye ouattaraCrise malienne
Le retour de la paix et de la stabilité au nord du Mali est aujourd’hui le plus souci des hautes autorités du pays. Depuis la signature de l’accord préliminaire de Ouagadougou entre notre pays et les groupes armés sous l’égide de la communauté internationale, le gouvernement de transition a...