Après la lune de miel consécutive à l’intervention de Wagner dans le Centre et le Septentrion, le Mali et la Russie se rendent maintenant coup pour coup en déloyauté.

Le premier coup a été asséné par Moscou, dont l’indifférence à la plainte introduite par le Mali contre la France au Conseil de Sécurité s’assimile à un refus de voler au secours des accusations formulées contre Barkhane quant à la livraison d’armes au djihadistes. Il en résulte manifestement un isolement que Bamako n’a visiblement pas digéré et que les autres maliennes ont probablement rendu à la Russie de la manière la plus cinglante. En pleine guerre contre l’Ukraine, qu’il a du mal à envahir, la Russie de Poutine, à l’instar du Mali, a porté l’hostilité et la belligérance jusque sur la tribune des Nations – unies où se tenait la semaine dernière l’assemblée générale de cette organisation. Moscou s’est notamment employé de la tête et des épaules pour priver le président Zelenski de parole par vidéoconférence aux Nations Unies. Mais la démarche du Kremlin n’a emporté que 7 voix pour plus d’une centaine de suffrages défavorables dont le Mali qui est supposé figurer parmi les précarrés de la Russie.

Rassemblées par la Rédaction

Source: Le Témoin