Les chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne se sont pas réunis ce dimanche 7 novembre 2021 à Accra (Ghana) pour discuter du sort qui sera réservé au peuple malien dans les semaines ou les mois à venir, mais celui des colonels qui dirigent la transition depuis les coups d’État du 18 août 2020 et du 24 mai 2021. Derrière la façade CEDEAO se cachent des ‘’PUISSANTS’’ qui n’ont aucun état d’âme et qui sont prêts à tout pour imposer leur agenda.

Ici comme ailleurs, la stratégie de guerre économique utilisée par le complexe militaro-industriel et financier pour protéger leur marché ou conquérir de nouveaux marchés s’articule essentiellement autour de cinq principales étapes: Étape 1: provoquer une tension ou une crise violente dans le but de favoriser l’envoi et l’installation des troupes étrangères ; Étape 2: imposer une autorité symbolique sans l’avis ou le consentement des populations dudit pays; Étape 3: permettre l’installation et le maintien durable des entreprises privées qui ont financé les différentes opérations d’occupation du pays; Étape 4: imposer des réformes institutionnelles favorisant les intérêts/privilèges et la mainmise de ces entreprises sur les ressources stratégiques du pays au détriment des intérêts des populations qui y habitent.

Étape 5: utiliser la torture (prison, camp de détention) ou la répression violente de toute manifestation d’opposition à ces réformes ou aux autorités symboliques installées dans le but de pérenniser ces réformes pendant toute la durée du pillage desdites ressources stratégiques.

Notre pays, le Mali, pourra-t-il se soustraire à cette stratégie déjà éprouvée ailleurs ? Quel sera le champ d’application des sanctions individuelles préconisées ? A savoir : Conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, la Cedeao décide d’imposer des sanctions avec effet immédiat à l’encontre des individus et groupes identifiés, y compris l’ensemble des Autorités de transition et les autres institutions de transition.  Ces sanctions seront également imposées aux membres de leur famille. Les sanctions comprennent une interdiction de voyager et un gel de leurs avoirs financiers.  Il charge en outre le Président de la Commission d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste.  En outre, l’autorité appelle l’Union africaine, les Nations Unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions.

Une chose est sûre, c’est que le complexe militaro-industriel et financier qui se cache derrière des organisations comme la Cedeao, l’UA, l’UE, l’ONU dispose chaque fois de deux moyens matériels pour atteindre leur objectif : de l’argent et des armes. Le premier peut corrompre et le second peut contraindre la volonté des éventuels récalcitrants à leurs désidératas. Les colonels de Kati sont-ils suffisamment prêts à défier les véritables tenants du pouvoir dans nos pays qui leur avait d’ailleurs confié le pouvoir pour une durée de 18 mois ? Nous n’en sont pas sûrs !

Ina Maïga

Source: Le Démocrate- Mali

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Les chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne se sont pas réunis ce dimanche 7 novembre 2021 à Accra (Ghana) pour discuter du sort qui sera réservé au peuple malien dans les semaines ou les mois à venir, mais celui des colonels...