La suspension par le Niger du transit des hydrocarbures à destination du Mali n’a rien à voir avec la diatribe du Premier ministre malien contre le président nigérien à l’Assemblée générale de l’ONU. Le ministre nigérien des finances a remis les choses dans leur contexte.

Essayant de clarifier la décision de son pays de suspendre l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures, le ministre nigérien des finances a indiqué que cette décision a été prise depuis le 9 septembre et n’a rien à voir avec les problèmes diplomatiques entre les dirigeants des deux pays.

Selon le ministre, « il s’agit d’une décision que nous avons prise il y a quelques semaines de cela et qui est liée à cinq autorisations de transit de l’essence qui viendrait du Nigéria vers le Mali ». Le responsable indique qu’il est question de signatures de routine normalement, qu’il a signé le 12 août, mais que quelques semaines après, il s’est avéré que les hydrocarbures qui étaient censées être destinées au Mali, ont été déversées sur le territoire nigérien profitant des autorisations signées.

C’est donc cette situation qui a poussé le ministre des finances à ordonner le 9 septembre, la suspension du transit des produits pétroliers vers le Mali. Cependant, étant donné qu’un stock était déjà aux frontières nigériennes, l’autorité a demandé à la douane de les escorter vers la frontière nigériane afin d’apurer le stock déjà là des suites des autorisations déjà signées. C’est donc après cela que la suspension a été effective.

A l’annonce de l’effectivité de cette décision du Niger, plusieurs l’avaient associée aux propos du Premier ministre malien contre le président Bazoum du Niger, dans lesquels Abdoulaye Maïga traitait le chef de l’Etat nigérien de non nigérien, d’étranger. Cela a suscité des réactions mitigées au Niger, certains politiques demandant des excuses de la part de Bamako