Aux yeux de la communauté internationale, le capitaine Amadou Haya Sanogo, l’homme par qui Att a pris le chemin de l’exil a quelques encablures de la fin de son mandat, est encore infréquentable pour régicide aggravé. amadou haya sanogo kati
Boudé par les chefs d’Etats de la Cédeao pour son irruption sans mandat électif dans leur domaine réservé, accusé d’avoir enfreint les bonnes règles d’accession au pouvoir d’Etat et de renversement de l’ordre constitutionnel légal, le capitaine fut superbement ignoré par François Hollande et continue d’être snobé par la hiérarchie militaire française. Il est tenu a l’écart de toute visite de politesse par les uns et les autres.
Pourquoi une telle attitude à l’égard d’un patriote qui n’avait pas prémédité le renversement des institutions et qui a pris le pouvoir en l’occurrence d’événements dont les enchainements ont conduit à la chute du régime impopulaire du populiste Att. Aucun membre de la société malienne n’avait réclamé son retour au pouvoir, pas même ses amis du Mouvement citoyen et du Pdes.
On oublie de mentionner que le départ de Att est survenu dans un contexte de déliquescence prononcée de l’Etat, de corruption généralisée, de parrainage des narcoterroristes et de la chute des principaux verrous stratégiques suite à la politique du repli stratégique avec comme conséquence le meurtre d’une centaine de soldats à Aguel Hoc.
Ce qui semblait important aux yeux de Att en ce moment crucial de la vie de la nation, c’était de caresser les narcotrafiquants dans le sens du poil, de leur offrir gite et couvert et de prélever un impôt personnel sur le montant des rançons selon une grille de lecture des propos de l’ancienne ambassadrice des Usa qui disait que sur les 17 millions de dollars décaissés par la France pour obtenir la libération des otages, seuls des miettes ont été servis aux ravisseurs. Résultat des courses, aucun otage ne fut libéré à part ceux coachés par Blaise.
C’est peut être cette donne qui a révulsé ceux qui criaient au retour à l’ordre constitutionnel avec Att à Koulouba.
Seydou Oumar N’DIAYE