ditions La Sahélienne, Yacouba Issoufi Maïga expose le difficile itinéraire de Boriben. Son héroïne est une mère de famille en quête d’eldorado pour sa fille. Migration illégale.

À la recherche d’une heureuse vie , Boriben, synonyme de beauté physique, d’intégrité, de probité et d’amour, des qualités « auxquelles aspirent tous les êtres humains sur terre », connaît l’enfer sur terre.

Du Libéria à Rome, en passant par Abidjan, Ouagadougou, Agadez, Tripoli et Tunis, quelle souffrance Boriben Birdji et sa fille Nana (enfant du monde) n’ont pas traversé à la recherche d’un eldorado. Nana aspire à un succès international dans la mode italienne. Un idéal qui semblait malheureusement fuir à chaque fois que ce couple mère-enfant espérait l’atteindre.

Le sous-titre de l’ouvrage, « Fermez ports et aéroports, je viendrai quand même » semble bien souligner toutes les difficultés à éradiquer ce phénomène de la migration illégale. Ce, malgré des mesures draconiennes prises par des pays occidentaux.

« Fiction et réalité y alternent ou s’entremêlent »

« Boriben, comme la majeure partie de ceux qui avaient fui la violence et la précarité, s’était réfugiée dans les pays voisins. Elle était partie, parce qu’au-delà de la haine qu’elle éprouvait contre la violence des hommes, elle voulait donner à sa fille Nana, la vie dont elle avait toujours rêvé, mais qu’elle n’avait jamais pu s’offrir », peut-on lire dans ce roman publié en 2021.

La soif, la famine, la peur, la traite des personnes, la violence, surtout dans des zones contrôlées par des groupes armés, des narcotrafiquants, sont le sort de ces hommes et femmes qui traversent le désert ou la méditerranée, à la recherche d’un idéal. Comme l’a remarquablement souligné le préfacier, Ario Issoufi Maiga, professeur de lettres et inspecteur d’Enseignement fondamental, dans cet ouvrage, « fiction et réalité y alternent ou s’entremêlent pour en constituer la trame ».

 « L’acceptation d’oser penser et inventer »

Dans une région où sévit une véritable crise sécuritaire, comment parler de la migration sans évoquer ce phénomène qui colle à la peau de ces migrants. Elle est l’une des réalités qu’ils fuient, mais qu’ils rencontrent tout au long de leur chemin.

Boriben ne se contente pas de dénoncer cette migration illégale, il propose également des voies et moyens pour résoudre ce phénomène. Le salut des pays africains, lit-on dans la Préface, « réside dans l’acceptation d’oser penser et inventer leur propre modèle de développement fondé sur les valeurs africaines endogènes enrichies par des emprunts positifs issus des sciences et des technologies occidentales ».

Fousseni Togola

Source : saheltribune.com

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