» Car, écrit le 1er Secrétaire aux affaires juridiques et judiciaires du Parti non moins Député et 4ème vice-président de l’Assemblée Nationale, la vérité est que, au sein de l’ADEMA aujourd’hui, nous avons un aréopage d’élites certes minoritaires mais qui en constituent la sève, véritables gardiens du Temple, déterminés à s’opposer à une sale engeance qui croit pouvoir compter sur  » la moutonnerie  » des militants pour organiser un congrès fantoche. Ils apprendront à leurs dépens qu’ils ne sont pas dans une moutonnière, mais dans une ruche. « 

kassoum tapo

Me Kassoum Tapo

Dans une « tribune » tiédasse intitulée « l’Adema face à son destin «  publiée dans le Journal « LES ECHOS » de ce lundi 16 Septembre courant, un quidam se dénommant Amadou DIARRA militant en Commune IV, après avoir survolé les crises post-électorales qui ont secoué le Parti entre 1994 et 2013, prétend appeler à la tenue d’un congrès extraordinaire comme solution à la crise actuelle que traverse le parti semblable mais plus aiguë  que les précédentes, menaçant le parti dans son existence même.

 

A quelques modifications sémantiques près qui le rendent horriblement plus fadasse encore, cet article est intégralement repris dans le Journal « L’Indépendant » du même jour mais sous la signature de Monsieur « Dramane DEMBELE, membre du Comité Exécutif et candidat à l’élection présidentielle 2013″.

 

Entre pamphlétaires du dimanche, vous me direz qui est le plagiaire. Mais cela me donne l’avantage de réagir « au contenu «  de cette« contribution » qui n’est en réalité qu’un dénigrement de  » l’élite dite minoritaire  » du Parti (hélas, l’élite n’est jamais majoritaire), sans m’attirer les foudres de notre candidat qui a prévenu lors d’une réunion du Comité Exécutif, qu’il ne pardonnera plus aucune réflexion concernant « sa candidature« .

 

 

Il est tout d’abord affirmé dans cet article que : »l’Adema traverse la crise la plus aiguë de son existence » et rappelé, que celle-ci est « consécutive aux crises traversées par le Parti pendant la première décennie de son existence (1994-2000 et 2003).

 

Le lien est vite fait entre des moments historiques si différents de deux décennies de combat démocratique mené par des hommes d’envergure et de conviction si différents, au sein du plus grand parti de l’ère démocratique du Mali, sans autre analyse que le simple constat que « ces dates correspondent à des crises post-électorales « .

 

 

Le raccourci est terrifiant : « la situation actuelle, nous est-il assené, est en partie du même ordre dans sa manifestation. Cette situation est le fait d’une élite minoritaire au sein du parti (sic !), qui s’appuie sur des groupes sociaux et politiques….. « 

 

Sans être militant  Adema de la première heure, le simple observateur de la scène politique malienne se rend bien compte qu’il ne s’agissait pas de crises post-électorales ni en 1994, ni en 2000. C’était en 1994, de départ de Mamadou Lamine TRAORE, pour fonder le MIRIA, ensuite en 2000, le départ de IBK, pour fonder le RPM ; il n’y avait aucune crise post-électorale, cette « élite minoritaire » de l’époque avait simplement estimé que l’Adema « qu’elle avait fondée » avait dévié de ses  valeurs démocratiques et républicaines fondatrices ; qui ne se souvient du discours de IBK lors de sa démission historique de la présidence de l’Adema !

 

Il est plutôt cocasse  que le candidat à l’élection présidentielle 2013 de ce parti, abandonné en 2000 par son capitaine parce qu’il estimait qu’il n’incarnait plus les valeurs qui ont été à l’origine de sa fondation, se félicite de la tenue d’un « Congrès extraordinaire » qui aura pour objectifs de « consolider les acquis de l’Adema (sic !), permettra de clarifier l’orientation politique du parti (encore sic !), prolongeant et élargissant ainsi les débats au sein du Comité Exécutif, qui vient fort heureusement, (re sic !) de décider du soutien du parti au Président de la République élu, IBK dont le parti RPM partage la même orientation idéologique que l’ADEMA PASJ «   (et m …….). Il est vrai que le ridicule ne tue pas ! Mais un tel opportunisme ne peut  qu’avilir sans rapporter les dividendes escomptés.

 

 

En revanche, en 2003, le candidat Soumaïla CISSE, tirant les conséquences de l’élection présidentielle de 2002, avait tiré sa révérence et fondé l’URD. On se souvient de ses déclarations après la publication des résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle qui avait porté le président ATT à la présidence de la République. Soumaïla CISSE s’était dit trahi par les siens et il est parti…. On connait la suite et comme par hasard ces deux hommes se retrouvent au deuxième tour de l’élection présidentielle en 2013 respectivement porté par leur parti sorti des flancs de l’Adema, le plus grand parti du Mali démocratique dont le candidat arrive en 3ème position, avec un score minable de 9% et qui, évidemment, s’empresse de crier à la trahison.

 

Alors, chers camarades, puisque toutes ces crises sont semblables, pourquoi n’en tirez vous pas les mêmes conséquences que ces deux hommes d’honneur de 2000 et 2003 dont l’un, faisant le constat de l’avilissement du parti, comme vous semblez seulement vous en rendre compte aujourd’hui plus de 10 ans après ce constat historique d’un certain IBK, et l’autre, se sentant trahi par des frelons, ont préféré quitter la ruche.

 

 

Mais il est vrai que Dramane DEMBELE n’est ni Soumaïla CISSE, ni IBK. Je suis tellement à l’aise pour l’écrire que j’avais dit devant le peuple Adema réuni à la convention d’investiture de Dramane DEMBELE qu’il n’était pas le candidat susceptible de nous assurer la victoire ; qu’il n’en avait pas les ressources, ni morales, ni humaines, ni intellectuelles, ni matérielles. J’avais dit clairement que, jusqu’à être mieux informé sur les critères qui ont prévalu à son choix, je ne miserai pas sur un  » tocard «  qui n’avait aucune chance de nous faire gagner ; que je n’investirai ni mon temps, ni mon énergie, ni mes moyens dans la campagne.

 

 

Ces propos dans leur brutalité avaient choqué certains mais l’histoire m’a donné raison et je n’accepte donc pas d’être considéré parmi les traites s’il y en a eu. La vérité est que ceux qui ont utilisé des moyens les plus sordides pour nous conduire à ce choix sont les vrais fossoyeurs du parti (le bilan de cette élection présidentielle sera fait et, ils ne perdent rien à attendre). Ils continuent leur entreprise de démolissement du parti en voulant, par les mêmes procédés méprisables, imposer l’organisation d’un congrès extraordinaire.

 

 

Ils n’ont pas hésité à initier et souvent rédiger ici à Bamako des lettres aux noms de Secrétaires généraux qui dans leur lointaines sections respectives n’ont jamais entendu parler de congrès extraordinaire.

 

 

Lors de sa dernière réunion, le Comité Exécutif a constaté le caractère irrégulier de ces correspondances et a décidé d’inviter toutes les Sections et sous-sections du parti à s’atteler à l’organisation des prochaines élections législatives, le congrès ordinaire du parti viendra en son temps et heure.

 

Malgré tout, les fossoyeurs du parti continuent leur sale besogne. Maître Abdoulaye Garba TAPO, avec la verve qu’on lui connaît, les a mis en garde, en faisant observer à celui qu’ils veulent mettre à la tête de ce combat qu’il juge perdu d’avance, celui dont il avait pourtant accepté lui-même d’être le mandataire sans que sa loyauté ne fût jamais prise à défaut, « qu’il n’avait ni les moyens humains, ni les moyens matériels  de faire une OPA sur le parti ».

 

Il n’aura fait que susciter le courroux de notre « ex- candidat » plus déterminé que jamais, à être le capitaine du bâteau qu’il  a fait chavirer à l’élection présidentielle.

 

Craignant de subir à mon tour son ire, et n’osant point lui demander d’ôter désormais le manteau du candidat, je préfère subir les sarcasmes des hommes de culture (ils ne sont pas nombreux en notre sein heureusement pour moi) qui me prêteront la prétention de me faire passer pour Victor Hugo et ne me pardonneront sûrement pas d’avoir eu l’outrecuidance de la comparaison avec Bonaparte, en invitant mes camarades de la Ruche,

 

« O sœurs des corolles  vermeilles     

 

 

Filles de la lumière, abeilles……

 

            Vous le devoir, vous la vertu

 

Ailes d’or et flèches de flamme, à s’envoler de ce manteau ».

 

Car la vérité est que, au sein de l’Adema aujourd’hui, nous avons un aréopage d’élites certes minoritaires, mais qui en constituent la sève, véritables gardiens du temple, déterminés à s’opposer à une sale engeance qui croit pouvoir compter sur la « moutonnerie » des militants pour organiser un congrès fantoche. Ils apprendront à leurs dépens qu’ils ne sont pas dans une moutonnière, mais dans une ruche.

Les abeilles ne sont pas des marionnettes et il n’y aura pas de congrès fantoche.

Honorable Kassoum TAPO ,  4ème vice-président de l’Assemblée Nationale.

 Membre du Comité Exécutif, 1er Secrétaire aux affaires juridiques et judiciaires

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