Les réseaux sociaux continuent depuis quelques années, de voler l’exclusivité de l’information aux autres médias traditionnels. Ces médias sont devenus dépendants de Facebook et de Twitter parmi les quelques sept cent réseaux sociaux utilisés à travers le monde. Le Coup d’Etat en Guinée Conakry vient confirmer cette hypothèse.

Rapides et accessibles, les réseaux sociaux sont dix fois plus rapides que les médias traditionnels, indiquent les experts. Selon une Etude Pew Research Center 72% des personnes accèdent à l’information via leur famille et leurs amis, et en particulier via les réseaux sociaux.

La même source indique que les lecteurs préfèrent aller chercher les informations sur les réseaux sociaux.

Il y a quelques années, pour les déclarations de coup d’Etat, les putschistes devaient prendre la télévision et la radio nationale en otage pour la lecture du forfait. Il fallait impérativement entendre à la télévision ou à la radio pour considérer que le coup de force est établi.

Aujourd’hui il suffit d’un téléphone pour filmer une vidéo et l’envoyer par WhatsApp.

C’était le cas en Guinée, le 5 septembre 2021 avec l’arrestation du président guinéen, Alpha Condé par un groupe de militaires, qui été révélé au grand public sur la toile par des images le montrant tantôt dans le véhicule des putschistes, tantôt en chemise sur un canapé entouré des putschistes. L’incroyable vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrant le président Alpha Condé assis sur un canapé, entouré de militaires. L’un d’entre eux lui demandait “est-ce qu’on a touché à un seul de vos cheveux ?”. Cela a même inspiré des scénarios d’humour sur les médias sociaux avec le hashtag #AlphaCondeChallenge.

L’information a été vite relayée sur les réseaux sociaux avant même que la télévision nationale ne confirme la nouvelle.

Une autre vidéo du coup d’état sur la toile “Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous, de dissoudre la Constitution”, déclarait, Mamady Doumbouya, lieutenant-colonel du Groupement des Forces spéciales, dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Auparavant, en 2012 et 2020 au Mali, les mêmes situations avaient suscité les mêmes réactions des internautes qui venaient se faire véritablement apprivoisés par le réseau social Facebook. Avec l’éclatement de la crise en Janvier 2012 au nord du pays, les populations se sont véritablement appropriées du réseau social Facebook pour diffuser des informations, pour s’informer en temps réel sur l’évolution des évènements sur la ligne de front et contribuer au changement de comportement au Mali.

L’on se rappelle des deux coups d’états contre feu Amadou Toumani Toure et Ibrahim Boubacar Keita de 2012 et 2020 les informations ont été diffusées comme une fusé sur les réseaux sociaux avant que les chaines nationales n’en parlent.

Il convient de rappeler que si beaucoup préfèrent les réseaux sociaux pour s’informer, c’est parce que, ces médias nouveaux diffusent souvent des images que les chaînes nationales n’osent pas diffuser.

DK

Source: Bamakonews

MaliwebDivers
Les réseaux sociaux continuent depuis quelques années, de voler l’exclusivité de l’information aux autres médias traditionnels. Ces médias sont devenus dépendants de Facebook et de Twitter parmi les quelques sept cent réseaux sociaux utilisés à travers le monde. Le Coup d’Etat en Guinée Conakry vient confirmer cette hypothèse. Rapides et...