A l’initiative du Groupement des leaders spirituels du Mali, une grande prière collective a été organisée pour rendre hommage aux soldats tchadiens tombés au front dans les massifs des Ifoghas à Kidal. C’était le vendre 8 mars 2013 à la grande mosquée de Bamako, sous la direction de l’imam  Kokè Kalé,  en présence de plusieurs leaders religieux et politiques de la capitale.   

La grande mosquée de Bamako

La grande mosquée de Bamako

Les soldats tchadiens tombés au front contre les djihadistes ne sont pas morts pour rien. Pour preuve, le Groupement des leaders spirituels musulmans du Mali vient de leur rendre un hommage mérité  le vendredi 8 mars à travers une grande prière collective à la grande mosquée de Bamako. En effet, ils sont plus de 29 soldats tchadiens à périr dans les combats depuis le début de l’offensive militaire lancée contre les djihadistes dans les massifs des Ifoghas dans la région de Kidal. A travers cette prière, le groupement des leaders religieux, selon leur coordinateur, l’imam Chérif Ousmane Madani Haïdara, rend hommage à l’ensemble des pays contributeurs de la Misma et à la France à travers l’opération Serval, qui ont enregistré des victimes dans leurs rangs au cours des combats.Cette cérémonie a été ponctuée par une lecture du Saint Coran et une séance de prière. Il s’agissait pour la communauté musulmane du Mali de saluer l’esprit de solidarité dont la communauté internationale a fait preuve à l’égard du Mali et de saluer à sa juste valeur la mémoire des soldats tchadiens d’obédience musulmane. 

 

Selon Chérif Ousmane Madani, il s’agit, par la même occasion, pour les fidèles de prier pour un retour rapide de la paix dans notre pays. Auparavant, les responsables du Groupement avaient effectué une visite dans les hôpitaux de Kati, Gabriel Touré et à l’hôpital du Mali pour s’enquérir de l’état des blessés de guerre.  A la fin de la prière, le groupement des leaders spirituels musulmans a, encore une fois, réitéré son appel à la tolérance et au pardon. Ils ont également invité les Maliens à la retenue et surtout à la coopération avec les forces de sécurité dans la lutte contre les bandits armés. «La guerre que mènent ces pays n’est pas une guerre contre l’islam, mais plutôt une guerre contre les terroristes, les narcotrafiquants et les abonnés au crime transnational », a conclu Chéri Haïdara. En plus de nombreuses victimes maliennes et africaines, notons que l’opération Serval vient lui aussi d’enregistrer son quatrième soldat tué dans cette guerre contre le terrorisme au Mali.

 

Abdoulaye Ouattara