Le président du Benin, Yayi Boni, a été le premier à quitter le salon VIP après la fin de la cérémonie. A la porte, il attendait son véhicule qui a pris du retard. Il demanda les raisons à son chef de protocole. Rien à dire. Il est lui aussi dépassé par la situation. Il colle le téléphone à l’oreille, mais il n’a pu rien faire de satisfaisant. Boni, pressé, est allé lui-même à la recherche de son véhicule. Il regarde les drapeaux des véhicules présidentiels qui passaient, il n’y voit pas le sien. Entre temps, un policier lui dit : ‘’M. le président, voilà votre véhicule qui part vous chercher devant le salon VIP’’. Yayi Boni rebrousse chemin et dit : ‘’ mais, dites au chauffeur de s’arrêter, il est où ?’’. Le policier lui pose la question : ‘’ ce n’est pas le Tchad ?’’ Yayi Boni, les deux mains sur sa tête, retourne et continue son chemin. Il fait plus d’une quinzaine de minute avant de retrouver son véhicule. Le véhicule était bloqué jusque dernière. Non loin de l’un des portails d’entrée du stade.

Eh  Policier Malien, Il ne connait même pas  Yayi Boni est le  président de quel pays !

La voiture décapotable disparait

Il s’agit bien de la voiture décapotable  à bord de laquelle IBK a   fait son entrée dans le stade du 26 mars. Après la revue des troupes, il était prévu aussi dans le programme officiel qu’ IBK fera, après les discours, le tour du stade à bord de la même voiture décapotable pour saluer le public présent dans le stade. Surprise !  Au moment  arrivé, la voiture n’était pas sur place. Le chef de protocole cherche à se renseigner. Rien n’est sûr. La voiture ne serait même pas dans la cour. Le conducteur   serait rentré avec. A la base ? Cette étape a été finalement annulée, et elle a été la raison de la fin de la cérémonie sans aussi le défilé des troupes.

Manque de communication ou négligence ?

 

RPM Bamako : 2. 5OO.OOO F cfa par section pour la mobilisation

Selon des indiscrétions, le président de la République, Ibarhim Boubacar Keïta, aurait donné 2.500.000 F CFA à chaqu’une des sections des six communes du district de Bamako pour la mobilisation. L’objectif serait de remplir le stade et impressionner les invités de marque  de sa côte de popularité.  Les attentes n’ont pas été atteintes. La réalité du terrain était loin de celle de l’ouverture des campagnes présidentielles lors de laquelle IBK a rempli le stade plein à craquer. Il y avait trop de places vides dans le stade. Quelles sont les raisons ? Aucune idée.

 

Beaucoup de cas de crise

Il a été enregistré beaucoup de cas de crise. Le soleil serait la raison. Resté pendant très longtemps sous le soleil, nombreux seraient-ils, parmi le public à piquer la crise. Parmi le nombre de cas enregistré, le nombre de femme serait le plus élevé.

 

Les militaires maliens hués par le public

Faisant partie des troupes qui devaient faire le défilé, des militaires maliens n’ont pas pu supporter trop longtemps sous le soleil. Quelques heures après que le président de la République, IBK, ait fait la revue de la troupe, ils n’arrivaient plus à tenir. Ils étaient fatigués. Et par la suite, on y voyait n’importe quelle sorte de positions dans leurs rangs. Contrairement à ceux des français et tchadiens mais aussi de la MINUSA qui gardaient leur position initiale du début. Cela n’a pas du tout plu au public. Il a manifesté son mécontentement par des cris à l’endroit de nos soldats.

 

L’oxygène qui alimentait les ventilateurs des présidents est fini !  

L’oxygène qui alimentait les ventilateurs climatisés placés sous le hangar où étaient les chefs d’Etat est fini. Cela a eu lieu quelques heures plus tard après le début de la cérémonie. C’est là que des chefs d’Etat ont commencé à transpirer en l’occurrence le Roi Mohamed VI. Un membre du protocole court vers un Monsieur, un Blanc et lui dit : ‘’ c’est arrêté’’. La réponse a été spontanée : ‘’c’est fini’’.  C’est-à-dire il n’y a plus d’oxygène. Les chefs d’Etat passent le reste de la cérémonie sous la chaleur. Le  soleil infernal frappait les bâches du hangar sous lequel se trouvaient assis les présidents.

 

Les chefs d’Etat de la Mauritanie et de l’Algérie : les grands absents de la cérémonie

Ils n’étaient pas présents lors de la cérémonie d’investiture de leur pair, Ibrahim Boubacar Keïta. Ils étaient représentés respectivivement pour le premier par un ministre délégué et pour le second son premier ministre et son ministre des Affaires étrangères. Mais le maître de la cérémonie n’a pas fait cas de la présence des représentants des deux pays dans la salle. Qu’est ce qui explique ces grandes absences des pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie à la taille de la cérémonie ?

 

En tout cas ils partagent beaucoup de choses avec le Mali. Surtout dans le cadre de la lutte contre la rébellion et le terrorisme. Un  grand désert  les lie. Dans la récente crise du Mali, les deux pays n’ont pas eu une bonne image de la part des medias. Ils étaient soupçonnés d’être en connivence avec les groupes rebelles qui occupaient le nord du Mali.

 

‘’Thé Hollande’’ sur le marché au Mali

Il s’agit d’une autre qualité de thé que nous consommons.  Portant le nom du président français, François Hollande, le Thé Hollande est fabriqué direct en chine. Le distributeur agréer au Mali s’appelle Aly Traoré. Son siège général se trouve à Badalabougou. Sous le marché depuis peu, bientôt deux mois, ce thé était en vente dans la cour du stade du 26 mars. Son nom accompagné de la photo de M. Hollande lui donnait une bonne image. Beaucoup de gens payaient. Le marketing a réussi.

 

Boubacar Yalkoué

Source: Le Pays