Pas de péril en la demeure. Grâce aux efforts des autorités, l’économie malienne se porte bien, et même très bien, avec des perspectives prometteuses et un taux de croissance qui ne devrait pas descendre en dessous de 5% en 2015.

Ce sont là, entre autres, les grands enseignements de la 3ème revue du programme économique des autorités appuyé par la Facilité Elargie de Crédit du Fonds Monétaire International, approuvée en décembre 2013.

Pour faire la restitution de cette 3ème revue, tenue à Washington du 24 mars au 7 avril 2015, le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, accompagné du  chef de la délégation du FMI au Mali, Christian Josz, était face à la presse dans les locaux de son département, le vendredi 24 avril 2015.

De l’exposé des conférenciers, on a retenu qu’en 2014 l’économie malienne a enregistré une reprise, avec un taux de croissance de 7,2%, grâce notamment à une bonne campagne agricole et au rebond du secteur secondaire. Les projections indiquent une croissance réelle qui devrait se maintenir aux alentours de 5%, avec un taux d’inflation de 1,7%, en dessous de la norme UEMOA de 3%, en 2015.

S’agissant de la performance du programme, il ressort de la revue que la moitié des critères de réalisation et indicateurs fin 2014 a été respectée. Sur ce point, le ministre de l’Economie et des Finances a expliqué que le Gouvernement demandera une dérogation au Conseil d’Administration du FMI pour les critères non atteints. Il s’agit du plancher des recettes brutes et du plafond sur le financement intérieur net.

Outre le renforcement des réformes structurelles, la revue a permis aussi de constater l’amélioration de la performance de l’administration fiscale et de la gestion des finances publiques. Elle a été l’occasion d’intégrer de nouvelles mesures budgétaires dans un projet de budget rectificatif qui sera soumis par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale avant la fin du mois de mai 2015.

A en croire le ministre Diarra, ce budget rectificatif fait ressortir une augmentation des ressources de 144 milliards de FCFA, composée de recettes fiscales de 53 milliards de FCFA et de dons budgétaires de 81 milliards de FCFA, dont 43 milliards au titre de l’annulation de la dette monétaire de la France.

Aussi, de nouvelles dépenses, d’un montant de 164 milliards de FCFA, ont été intégrées et portent notamment sur la loi d’orientation et de programmation militaire. Pour le ministre Diarra, au terme de cette 3ème revue, les services du FMI, à la demande du Mali, ont marqué leur accord sur diverses assistances techniques, relatives au renforcement des ressources humaines, à travers la poursuite de la formation des agents des impôts sur le contrôle de la TVA des sociétés minières et au recrutement d’un expert long terme, ayant un profil informatique, pour appuyer l’informatisation des systèmes comptables du Trésor. S’y ajoute la mobilisation des ressources propres des collectivités territoriales dans le cadre de la décentralisation.

Du côté du FMI, on se réjouit surtout des efforts importants des autorités pour renforcer la gestion des finances publiques, en insistant sur le respect des règles de passation des marchés. Christian Josz a, au cours de cette rencontre, salué, d‘une part, l’engagement du Gouvernement à mettre en œuvre une gestion fondée sur les résultats dans l’administration fiscale et douanière et, d’autre part, sa volonté de soumettre une nouvelle loi de finances rectificative à l’Assemblée Nationale.

Selon lui, cette loi, qui sera la base du programme FEC en 2015, vise une augmentation des recettes fiscales de 1,8% du PIB et un déficit budgétaire global base caisse de 0,5% du PIB.

source :  22 Septembre

Mali-web.orgEconomie
Pas de péril en la demeure. Grâce aux efforts des autorités, l’économie malienne se porte bien, et même très bien, avec des perspectives prometteuses et un taux de croissance qui ne devrait pas descendre en dessous de 5% en 2015.   Ce sont là, entre autres, les grands enseignements de la...