Cette réorganisation du secteur passe par la redéfinition des missions et la mise en cohérence des dispositions législatives et règlementaires en vue d’assurer le développement de l’économie numérique

 

Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration veut harmoniser les textes de ses structures et jeter les bases d’un développement harmonieux de l’écosystème du numérique.

Initiée à cet effet, l’Étude sur l’audit organisationnel et institutionnel de l’ensemble des structures du département avec une revue des textes du secteur des TIC a été lancée hier lors d’un atelier présidé par le ministre de tutelle, Harouna Mamadou Toureh. C’était en présence du directeur national de l’Économie numérique, Abdoul Kader Ky et des responsables des structures et services concernés.

Ces travaux qui dureront deux jours visent à instaurer le cadre de concertation souhaité par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, précise une note d’information remise à la presse.

Qui rappelle que la réorganisation du secteur par la redéfinition des missions et la mise en cohérence des différentes dispositions législatives et règlementaires est une condition «sine qua non» du développement de l’économie numérique. D’où la tenue de cette rencontre qui permettra de réfléchir sur ces problématiques majeures du secteur du numérique, selon le directeur national de l’Économie numérique.

À terme, le département souhaite mettre en œuvre une stratégie de développement des TIC qui est la traduction de la volonté du gouvernement de la Transition de s’attaquer fermement aux défis du Mali, en s’appuyant sur les innovations et la digitalisations de notre administration, a souligné le ministre en charge de l’Économie numérique. «Cette stratégie de mon département va permettre de maintenir la croissance de la part du numérique dans notre économie», a-t-il expliqué.

Cela passe, selon Harouna Mamdou Toureh, par la création d’un environnement favorable au développement d’un écosystème inclusif et nécessite une complémentarité entre les structures du département, les cellules informatiques d’autres ministères et les initiatives du secteur privé. Car, a précisé le ministre, sans un partenariat solide, cohérent, une solidarité agissante entre les services et un leadership renforcé, les ambitions affichées pour améliorer et moderniser l’administration malienne seront difficiles à atteindre.

Pour espérer relever ces défis dans ce contexte marqué par cette multitude de structures, de missions, le département se doit de répondre en premier aux exigences d’une organisation et structuration optimale et rigoureuse par la mise en place de méthodes ainsi que des procédures de gestion normées, a insisté le ministre Toureh.

Toute chose qui permettra, selon lui, de corriger les lacunes constatées dans la mise en œuvre des différents textes législatifs et règlementaires adoptés et éviter les contradictions que leurs interprétations à tendance à créer. Il s’agit de voir, avec l’évolution actuelle des outils TIC, quelle transformation de notre administration pouvons-nous opérer ?

«Cette transformation s’est opérée de façon fulgurante dans le secteur de la communication par l’introduction de nouveaux supports ou moyen de communiquer au point de parler aujourd’hui de communication digitale ayant laissé la place à la communication traditionnelle», a ajouté Harouna Mamadou Toureh. Pour qui ce concept de communication digitale a définitivement fusionné le monde de la communication et celui numérique pour en faire un secteur.

Babba B. COULIBALY

Source : L’ESSOR

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