Suite à l’embargo du Mali, exigée par la CEDEAO, les transactions commerciales entre notre pays et ses voisins se sont arrêtées occasionnant la possibilité de pertes économiques de part et d’autre des frontières. La sonnette d’alarme semble être tirée déjà au Sénégal.

Depuis la fermeture des frontières malienne, notre pays semble ne pas être le seul à payer le prix. A moins d’une semaine de la fermeture des frontières entre le Sénégal et le Mali les dégâts sur le plan économique sont observables et peuvent, à la longue être, immenses.

A ce jour le Mali importe plus de 60 % de ces produits de consommation. Et la plupart transite par le port de Dakar. Le Mali est donc le premier partenaire commercial du Sénégal. Les exportations du Sénégal vers le Mali sont plus importantes que les exportations du Sénégal vers tous les pays de l’Union européenne réunis. A ce jour, le Sénégal exporte vers le Mali un montant total qui représente 474 Milliards et une exportation du Sénégal vers L’UE de 264 Milliards. Selon les enquêtes, le Sénégal a plus à perdre dans cette affaire, car il enregistre une perte d’environ 200 et 300 milliards F CFA alors que le Mali perd 1500 milliards. Une situation qui met les opérateurs dans de sérieux problèmes et plonge l’économie des deux pays dans le noir.

Ainsi, 20 % des exportations du Sénégal sont vers le Mal. Et que plus de 80 % des importations du Mali passent par le Port autonome de Dakar. Près de 90% des exportations maliennes transitent également par le même port. Les autres pays de la CEDEAO n’ont pas le Mali comme le premier client commercial.

Cette décision, qui n’a pas pris en compte les conséquences de part et d’autre des frontières, impacte les entreprises de transport, les exportateurs et même les commerçants vivant du trafic routier entre ces pays voisins. Plusieurs véhicules de transport de personnes et de marchandises sont bloqués aux frontières, retenant ainsi des chefs de famille qui doivent regagner leurs familles et vaquer à d’autres occupations ?

Pourquoi punir de simples citoyens qui n’ont rien à avoir avec cette prise de décision ?

Adam DIALLO

Source: Bamakonews

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Suite à l’embargo du Mali, exigée par la CEDEAO, les transactions commerciales entre notre pays et ses voisins se sont arrêtées occasionnant la possibilité de pertes économiques de part et d’autre des frontières. La sonnette d’alarme semble être tirée déjà au Sénégal. Depuis la fermeture des frontières malienne, notre pays...