Les pompistes des stations-services multinationales Oryx, Shell, Ola, et Total, ont débuté une grève de 96 heures, le mercredi, soit 4 jours et reconductible à 120 heures (5 jours). Déterminés à aller au bout de leur objectif, ces grévistes réclament l’application de la convention collective des entreprises privées qui régit les sociétés pétrolières au Mali.

Convenue suite à l’échec des négociations avec le Groupement des professionnels Pétroliers, les pompistes ont décidé d’aller en grève de 96 heures reconductible à 120 heures. Ils exigent entre autres l’augmentation de salaires, la régularisation des contrats de travail conformément aux recommandations faites par les agents des entreprises d’hydrocarbures dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Tout en exprimant leur ras le bol et exiger le respect du mot d’ordre de grève, les pompistes ont sillonné différentes stations avec des pancartes dénonçant les attitudes des gérants de ces stations-services. « Les gérants des stations pétrolières ne respectent pas les droits des travailleurs. Nous n’avons pas de protection sociale, pas de congé, en plus on nous octroie un maigre salaire », a signalé, le syndicaliste Souleymane Samaké.

Pour rappel, ses deux dernières semaines, le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) est intervenu entre le Groupement des Professionnels Pétroliers et le Syndicat des Entreprises Pétrolières pour faciliter les négociations et trouver un terrain d’entente sur les recommandations faites par les agents des stations de carburant.

La période consacrée aux négociations a permis de suspendre le mot d’ordre de grève, le 04 mai dernier, mais malheureusement les négociations se sont avérées après infructueuses. Ce manque d’accord sur les points de revendications des agents des stations d’hydrocarbures a motivé les travailleurs d’observer un arrêt total de travail.

Aïda Beïdy Soumaré

Source: LE PAYS

MaliwebEconomie
Les pompistes des stations-services multinationales Oryx, Shell, Ola, et Total, ont débuté une grève de 96 heures, le mercredi, soit 4 jours et reconductible à 120 heures (5 jours). Déterminés à aller au bout de leur objectif, ces grévistes réclament l’application de la convention collective des entreprises privées qui...