A défaut d’être totalement coupée du reste du Mali, la région de Bandiagara est quand même trop éloignée des avantages inhérents au confort de la proximité et de l’accessibilité. Les citoyens de cette contrée en proie au djihadisme vivent en effet un calvaire indescriptible lié notamment aux effets de l’insécurité sur les prix des produits de consommation courante.

Avec une précédente campagne agricole en demi-teinte, on n’en sait que de choses sur le cours des céréales, mais les échos qui nous parviennent sur le carburant tiennent tout simplement de l’épopée. Il nous revient de bonne source, en effet, que le litre d’essence a atteint le seuil de 1 500 francs CFA pendant que les proportions des récentes augmentations font déjà chialer et râler les Bamakois et les citoyens maliens d’autres contrées plus ou moins connectées à la capitale. Et dire que Bandiagara continue d’être tributaire de la capitale en approvisionnement et que les hausses de prix imminentes à Bamako pourraient se traduire par une flambée des prix encore plus épique. Le hic est que l’Etat n’y est même pas assez présent pour exercer un contrôle quelconque sur les surenchères.

 

Source: Le Témoin

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A défaut d’être totalement coupée du reste du Mali, la région de Bandiagara est quand même trop éloignée des avantages inhérents au confort de la proximité et de l’accessibilité. Les citoyens de cette contrée en proie au djihadisme vivent en effet un calvaire indescriptible lié notamment aux effets de...