Les prix de certaines denrées alimentaires n’ont toujours pas connu de baisse malgré les dispositions prises par le gouvernement. Certains commerçants ont tout simplement cessé de vendre certaines denrées. Ils exhortent le gouvernement à traiter le problème à la source.

 

Après la décision du gouvernement de faire respecter les prix fixés, il est difficile de trouver du sucre ce mardi dans certaines boutiques à Bamako. Pour plusieurs grossistes, cette situation serait due à la cherté de cette denrée et l’incapacité de certains revendeurs à respecter le prix plafond. « Moi-même j’ai cessé de vendre parce que ça peut pas aller », témoigne un commerçant. « Si on achète un sac de sucre à 35.000 comment nous allons le vendre », s’interroge-t-il.

D’autres commerçants sous le coup de la sanction dénoncent cette situation, qu’ils jugent injuste. Car, expliquent-ils le prix d’achat de ces produits, est supérieur à celui fixé par le gouvernement. « Nous avons prix l’huile Dinor à 25.000 F au marché, mais ils nous demandent de le vendre à 24.000 », déplore un autre commerçant. Pour lui, « la meilleure solution est d’imposer aux grossistes la réduction de leur prix ».

A la suite d’un conseil des ministres extraordinaire tenu dimanche 7 août, le gouvernement a exigé, des importateurs le respect des prix plafonds

le prix de la cola, aussi en hausse

« Le prix du panier de la cola auparavant cédé à soixante mille francs est aujourd’hui vendu à cent dix mille francs cfa » témoignent les commerçants au grand marché de Bamako. Pour eux, cette hausse du prix s’explique par la mauvaise récolte du produit dans les localités d’exploitation. Toutefois, ils demandent aux importateurs de revoir la situation pour réduire le prix.

Hamza Doumbia, grossiste de cola à Bamako

Source : Studio Tamani