La 2è réunion d’inter sous-comités «Politiques économiques, financières et monétaires» et «Politiques commerciales et douanières» du Comité interparlementaire (CIP) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), au titre l’année 2021, se tient à Bamako du 13 au 17 septembre. La rencontre porte sur une double thématique : «Union douanière de l’Uemoa : défis, actions en cours, perspectives et rôle des parlementaires» ; «Évolution du processus d’avènement de la monnaie unique (Eco): quelle contribution du CIP-Uemoa ?».

La cérémonie d’ouverture a été présidée lundi dernier par le président du CIP, Toe Goakun Rossan Noël dans un hôtel de la place. C’était en présence du représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Mali, Mamadou Barro et bien d’autres responsables de l’organisation interparlementaire.

Dans son discours d’ouverture, le président du CIP a rappelé qu’avec l’instauration de l’Union douanière, les pays venaient de franchir une étape importante vers la création du marché commun basé sur la libre circulation des personnes, des biens et des services. Mais également des capitaux et le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, ainsi que sur un tarif extérieur commun et une politique commerciale commune.

Occasion pour Toe Goakun Rossan d’affirmer que le processus d’instauration de l’Union douanière se poursuit bien dans l’espace communautaire. À cet effet, a-t-il poursuivi, les réformes entreprises par les États membres sous l’impulsion éclairée de la Commission de l’Uemoa ont abouti à un taux moyen de mise en œuvre de 94,96% en 2020. Toutefois, il relèvera que la mise en œuvre de cette politique majeure rencontre d’énormes difficultés dans l’application de la directive.

Ainsi, la communication sur la première thématique suivie de débats permettra aux élus de l’Uemoa de mieux comprendre toute la problématique liée à la question douanière dans l’espace communautaire. Notamment les enjeux socioéconomiques et les défis technologiques qui les attendent.

Parlant de l’Eco, le président du CIP a souligné que l’ambitieux projet de création d’une monnaie unique élaboré et lancé depuis 2015 poursuit son petit bonhomme de chemin dans un environnement socio-politico économique et sécuritaire marqué par des crises multidimensionnelles.

«Les mécanismes de coopération monétaire internationale sont loin de fonctionner parfaitement car les politiques de stabilisation ont présenté leurs limites», a-t-il regretté. Dans ce contexte global délicat, l’introduction d’une monnaie unique à l’échelle de la Cedeao semble, de l’analyse du président du CIP, plus bénéfique pour les pays d’Afrique de l’Ouest et offrirait une belle opportunité de rendre plus dynamiques et compétitives nos différentes économies.

Les réformes en matière de surveillance multilatérale font ressortir un taux moyen de mise en œuvre de 83,48% et un niveau moyen de l’application du Pacte de convergence de 67,50% en 2020. «Avec un tel niveau de performance, nous pouvons dire que notre Union est prête à entrer dans la monnaie unique Eco avec les autres États de la Cedeao», a déclaré Toe Goakun Rossan.

C’est pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de l’avènement de cette nouvelle monnaie que les parlementaires du CIP ont souhaité, annuellement, être éclairés sur la question par les experts de la Commission. À l’issue des cinq jours de travaux, les participants devront formuler des recommandations qui seront adressées à la Commission, aux États membres et aux parlements nationaux.

Aboubacar TRAORÉ

Source : L’ESSOR

MaliwebEconomie
La 2è réunion d’inter sous-comités «Politiques économiques, financières et monétaires» et «Politiques commerciales et douanières» du Comité interparlementaire (CIP) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), au titre l’année 2021, se tient à Bamako du 13 au 17 septembre. La rencontre porte sur une double thématique : «Union douanière...