«Nous voulons juste vivre » ; « Nous avons faim » ; « Non à la vie chère » ; « Une Transition réussie équivaut à une baisse des prix des denrées alimentaires » ; « Nous voulons que les prix de nos aliments baissent », tels étaient autre autres slogans de dénonciation contre la cherté de la vie des maliens , d’une foule composée d’homme et de femme, qui a marché , hier jeudi 2 septembre 2021, du rond-point ‘’Maliba’’ à la Cité administrative.

 

A l’initiative du Font populaire et de ses alliés, le but de la mobilisation était, selon les organisateurs, non seulement de dénoncer l’indifférence des autorités nationales par rapport à la cherté de la vie des maliens mais aussi de demander la baisse sans délai, de tous les produits alimentaires (riz, maïs, viande, sucre, lait, huile…).

A leur arrivée à la Cité administrative, les responsables de la mobilisation ont remis un Mémorandumau Chef du Gouvernement, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, dans lequel les manifestants dénoncent la hausse des prix des aliments et avant d’interpeller les autorités nationales à prendre des mesures idoines.

En plus du Front populaire contre la vie chère, on notait la présence de plusieurs autres organisations de la place dont le Consortium de lutte contre la pauvreté et la vie chère, l’Association 17 millions de consommateurs etc., venues prêter main forte au Front engagé dans ce combat depuis quelques mois.

Cette marche pacifique intervient après un meeting de protestation organisé le 22 juin dernier devant la Primature, par rapport à l’augmentation des prix de tous les aliments (riz, maïs, mil, haricot, huile, viande, lait, sucre…).
Dans leur mémorandum, les responsables du Front populaire contre la vie chère ont invité le premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, à éviter au pays une crise alimentaire qui ne devrait, en aucun cas, s’ajouter à la crise sécuritaire.
Car, ont-ils prévenu, ‘’un Peuple affamé n’a point d’oreilles’’.
Ils ont aussi dénoncé que les produits alimentaires comme l’huile et la viande soient un luxe pour le maliens.
Ensuite, ils ont interpellé le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA à rendre au Mali sa souveraineté alimentaire en facilitant l’accès des populations aux denrées de première nécessité notamment l’huile, la viande et d’autres produits dont les prix ont pris l’ascenseur.

«Il est inacceptable que le kilogramme de viande soit vendu à 3500F au Mali. Cela prive beaucoup de familles de source de protéine essentielle », a dénoncé la présidente du Front populaire Mariam KONE.

Elle a insisté sur le fait que le Chef du gouvernement doit prendre la mesure de la situation et d’apporter les réponses idoines avant d’alerter que son Mouvement s’inscrit dans une dynamique pacifique, mais reste déterminée à protéger les consommateurs.

Selon les termes du mémorandum du Front populaire, la vie chère risque de provoquer un déséquilibre alimentaire très grave avec comme corolaire une menace sur la santé publique et la dislocation des dizaines de foyers.
Enfin, le Front populaire, dans son document, a fait savoir que la responsabilité du Premier ministre dans la hausse des prix des aliments au Mali, est pleine et entière. Car, selon le même document, de mémoire d’homme, on jamais vu dans un passé récent de notre pays ce niveau de cherté de la vie que nous connaissons aujourd’hui.
Enfin, les auteurs de ce mémorandum ont exhorté les membres du gouvernement à la responsabilité et au sens du devoir pour que le Malien puisse au moins manger à sa faim.

Par SABA BALLO

Source : Info-Matin

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