Le général de division Oumar Bikimo du Tchad remplace le général de brigade Oumarou Namata Gazama du Niger à la tête de la Force Conjointe Anti-terroriste du G5 Sahel. La passation de l’étendard de commandement a eu lieu, le 30 juillet 2021, à la Base 100 de Sénou en présence du Chef d’état-major, 1er Adjoint du Tchad, le général de Division aérienne Gninguengar Mandjita et des responsables militaires du Mali.

 

Le Général de division Oumar Bikimo a été nommé, le samedi 24 juillet 2021, à la tête du G5 sahel. Bikima est un routier des opérations de maintien de la paix. Avant le Mali, où il a contribué à stopper la progression des djihadistes qui menaçaient d’occuper tout le territoire, il avait fait ses preuves en Centre Afrique, avec la force tchadienne, dans le cadre de l’opération régionale de la commission économique des états de l’Afrique Centrale.

 

Né en 1960 à Faya Largeau dans le nord du Tchad, le général Oumar Bikimo embrasse très tôt la carrière militaire. Il s’est engagé le 10 mars 1978 dans les rangs de l’armée régulière.Le nouveau patron du G5 Sahel fait partie de la crème de l’armée tchadienne. Il a suivi plusieurs formations dont la plupart aux Etats-Unis, ce qui lui a permis de décrocher plusieurs parchemins parmi lesquelles, le diplôme du Collège de commandement et d’état-major au Kansas (Etats-Unis) et le diplôme de gestion des ressources humaines et matérielles aux Etats-Unis en 1994, un certificat de stratégie de la défense Monterrey en Californie (USA). Il a aussi suivi la formation des observateurs militaires et de la police de maintien de la paix (Ghana), il est en outre détenteur d’un certificat des aspects juridiques de maintien de la paix à Rhodes Island (USA).

 

Ce haut gradé de l’Armée tchadienne a un parcours exceptionnel, remarquable et a occupé de nombreux postes importants dans l’armée, à savoir la fonction de chef d’état-major particulier du Ministère de la défense (2001-2003), commandant du contingent de la force multinationale de la CEMAC et commandant des FATIM, le 17 janvier 2013. Oumar Bikima a décroché plusieurs distinctions militaires dont le médaille d’officier de l’ordre national du Mali à titre étranger, le 16 août 2019.

 

Le commandant sortant, le général de brigade Oumarou Namata, a souligné qu’il a débuté son mandat en, août 2019. Il a jeté un bref regard rétrospectif sur les deux années de sa gestion. Selon lui, la force conjointe engage sa cinquième année avec déjà beaucoup d’avancées notoires dans son processus de maturation, notamment dans les domaines des opérations et du partenariat.

Il a rappelé que dans le domaine des opérations, la période allant, d’août 2019 à janvier 2020, la situation sécuritaire était restée assez préoccupante au regard de la violence des incidents relevées dans les zones de responsabilité et d’intérêt de la force conjoint du G5 sahel. Le général Namata a partagé, en substance, des orientations qu’il s’était fixé dès sa prise de fonction en 2019 et dont les grandes lignes de son agenda opérationnel ont été conséquemment faites.

 

Pour ce qui concerne ses orientations, il s’agissait de poursuivre conduite des opérations sur les traces de ses prédécesseurs, à savoir la recherche effective des pleines capacités opérationnelle, des unités sous le contrôle opérationnel de la force du G5 sahel, de systématiser les opérations coordonnées voire conjointes avec les forces concourantes nationales et avec les partenaires , de rechercher la mise en place effective de tous les démembrements de la composante police (Prévôté et Unité d’Investigation Spécialisée) dans un contexte pour le moins défavorable.

Il a informé qu’au cours de son mandat, à côté des multiples opérations de routine ou d’opportunité, 11 opérations majeures pouvant aller de 2 à 6 mois et pouvant engager entre 300 et 1500 hommes ont été réalisés avec des résultats honorables capitalisés en termes de dépollution de notre espace commun. Ainsi a-t-il noté de 2019 à ce jour des centaines de terroristes ont été neutralisés et une grande quantité de matériels saisie ou détruite, occasionnant la désorganisation d’une bonne partie de la capacité logistique de l’ennemi. Il a noté que de, novembre 2020 à juin 2021, plusieurs dizaines de personnes interpellées ou capturées sont actuellement dans les chaines des juridictions.

 

« En même temps les avancées dans le domaine du respect des droit de l’homme et de la protection des civils sont aussi notoire : avec d’une part la mise en œuvre pratique de la Procédure Opérationnelle Permanente (POP) de la force du G5 sahel relative aux enquêtes internes et d’autre part la mise en place du mécanisme d’indentification de suivi et d’analyse des dommages causés aux civils (MISAD) », a-t-il affirmé.

Le général a poursuivi en évoquant d’autres avancés majeur dont l’effectivité de l’harmonisation des actions et la coordination entre les différents acteurs. Selon lui, le niveau de coordination, d’harmonisation et d’action conjointes entre la force Barkhane et les armées nationales du G5 sahel, a atteint un niveau inespéré d’effectivité jusqu’au plus bas niveau tactique.

Rappelons que le G5 Sahel, créé en février 2014, pour lutter contre le terrorisme, le crime transfrontalier et le trafic d’êtres humains dans le Sahel, regroupe les armées du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie. Pour parvenir à la pleine capacité opérationnelle, ces pays doivent fournir les 5000 hommes nécessaires à la Force. Malgré ses difficultés de financement, la Force Conjointe du G5 Sahel est opérationnelle. Alliance militaire et économique, son budget de fonctionnement est estimé à plus de 420 millions d’euros et ses opérations doivent s’étendre sur des bandes de 50 kilomètres de part et d’autre des frontières communes aux cinq pays.

Source : Forces armées maliennes

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