Seule compagnie d’exploitation commerciale du trafic aérien entre la capitale et le septentrion, Sky-Mali excelle de plus en plus dans l’abus de son monopole sur ce secteur. Face au caractère périlleux et aléatoire des moyens traditionnels, ses vols hebdomadaires demeurent les plus prisés malgré des tarifs onéreux pour une exploitation domestique.

 

Selon qu’il anticipe ou non sa réservation, le passager peut débourser jusqu’à 270 000 francs CFA environ pour un billet aller-retour sur Tombouctou par exemple, soit le même prix que coûte le trajet Bamako-Abidjan.

Sauf qu’à la différence des vols internationaux, le passager domestique parcourt son trajet dans un confort en deçà de la fortune qu’on lui réclame pour le voyage. Pas de rafraîchissement, pas de dégustation tout le long d’un vol qui dure quand même plus d’une heure d’horloge. Ça n’est pas tout.

Pour la récupération des bagages, figurez-vous que ce sont des tricycles qui se chargent de les transporter depuis les soutes. Ils sont ensuite déversés à même une dune de sable où les propriétaires se chargent de les identifier dans une cohue indescriptible. C’est sur la même dune que des agents d’assistance au sol procèdent à une vérification approximative de la conformité des talons avec les bagages des passagers. Autant dire qu’ici toute réclamation est vouée à l’échec.

Source : Le Challenger

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Seule compagnie d’exploitation commerciale du trafic aérien entre la capitale et le septentrion, Sky-Mali excelle de plus en plus dans l’abus de son monopole sur ce secteur. Face au caractère périlleux et aléatoire des moyens traditionnels, ses vols hebdomadaires demeurent les plus prisés malgré des tarifs onéreux pour une...