L’argent, tous veulent en posséder, peu importe le prix à payer. C’est justement pour cette raison que les charlatans et féticheurs sont de plus en plus prisés dans la capitale malienne. Il ne se passe aucun jour que l’on l’entende l’échos d’un crime crapuleux. C’est ainsi que IB, un homme fatigué de sa misère, a fait appel aux services d’un féticheur réputé de la place pour qu’il devienne riche.

 

 

L’action se passe à Niamakoro, un quartier situé dans la commune VI du district de Bamako. Ce dernier lui promet fortune et renommée à condition qu’il ôte la vie à une personne qui lui est très chère. IB accepte. L’idée de tourner définitivement la page de la misère le hantait si fort que tuer un homme n’était plus grande chose à ses yeux.

Le féticheur après les différents rituels, donne un gourdin à son client pour assommer sa victime qu’il trouvera assise dans une maisonnette à un endroit défini à l’avance. IB n’hésite pas. Il se rend sur le lieu indiqué et trouve effectivement un homme qui lui faisait dos et assis sur une peau de prière. Il lève son gourdin, prêt à passer à l’action lorsqu’il croise le regard de sa victime qui avait senti une présence humaine derrière lui. IB découvre qu’il avait  en face de lui son fils, l’unique : celui qu’il aimait tant !

Quant au fils, il peine à réaliser ce qui se passe, mais parvient à prendre tout de même la poudre d’escampette. IB ne s’en revient pas. Il ne pouvait pas tuer son propre fils. Sous ce choc, il perd conscience, mais revient à lui une heure plus tard. Une fois à la maison, il trouve son fils gravement malade sur le point d’être transporté à l’hôpital Gabriel Touré.

IB appelle aussitôt son féticheur qui lui dit que le sort de l’enfant était déjà scellé, mais qu’il pouvait tenter encore de le sauver avec quelques incantations. IB s’exécute et l’enfant revient lui à la double surprise générale : d’abord le fait qu’IB ait voulu ôter la vie à un homme ; ensuite, la façon dont le sort à éviter une mort certaine à ce jeune innocent.  L’argent, quand tu nous tiens !

AS

Source: Soloni

MaliwebEditorialFaits divers
L'argent, tous veulent en posséder, peu importe le prix à payer. C’est justement pour cette raison que les charlatans et féticheurs sont de plus en plus prisés dans la capitale malienne. Il ne se passe aucun jour que l’on l’entende l’échos d’un crime crapuleux. C’est ainsi que IB, un...