Oui, la situation est dure, sinon très dure et inquiétante. Quand on sait que c’est la volonté de la France qui est en train d’être imposée sur le Mali sous le cachet des chefs d’Etats africains qui n’aspirent vivre que sous les ordres et la protection d’Emmanuel Macron pour pouvoir se sauver la peau. Oui, le Mali ne disparaitra point, il va se révéler, s’en sortir pour reconquérir sa place d’antan. Aussi, il va inspirer d’autres nations d’Afrique dont les présidents sont encore à la solde de l’Occident.

 

Seulement, les Maliens doivent être conscients de la situation que le pays traverse actuellement. C’est le moment où les autorités de la transition ont beaucoup plus besoin du soutien et de l’accompagnement de l’ensemble du peuple sans exception. Il faut juste comprendre que ces sanctions prises par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sortent de l’ordinaire. Donc, il ne s’agit plus d’une affaire des autorités seules. Mais plutôt, de l’ensemble du pays et c’est le moment où jamais pour les Maliens de démontrer à l’opinion internationale qu’ils sont un peuple courageux, solidaire, digne, résolu et déterminé.

Mais, faut-il toujours rappeler que les autorités, en acceptant de conduire le pays dans cette situation rocambolesque, doivent également s’assumer jusqu’au bout. D’ailleurs, elles n’ont plus droit à l’erreur, après avoir bénéficié d’autant de soutiens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La seule chose qui vaille, c’est de travailler à ramener la paix et la stabilité dans le pays. C’est le défi de l’heure et le colonel Assimi Goïta doit savoir que tous ceux-là et celles-là qui le soutiennent sans conviction politique, pensent qu’il peut et qu’il doit relever ce défi.

Une chose est certaine, le peuple doit aussi rendre la tâche facile aux autorités. Il s’agit d’accepter de se sacrifier pour le pays ; de mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation en enterrant les querelles politiques ; en acceptant une trêve sociale ; et surtout en optant pour des discours qui rassemblent et qui construisent. C’est la seule façon de ne pas trahir les quelques partenaires techniques qui ont accepté, malgré les sanctions de   l’UEMOA et de la CEDEAO, de soutenir le Mali contre la volonté des grandes puissances internationales. En clair, sauver et faire respecter le Mali, c’est le moment ou jamais.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

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Oui, la situation est dure, sinon très dure et inquiétante. Quand on sait que c’est la volonté de la France qui est en train d’être imposée sur le Mali sous le cachet des chefs d’Etats africains qui n’aspirent vivre que sous les ordres et la protection d’Emmanuel Macron pour...