L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène est un défi important que doit relever notre pays dans le milieu scolaire. Insuffisance d’eau et de latrines, méconnaissance de l’hygiène, les problèmes sont manifestes dans ce domaine. Pour contribuer à l’éradication de ces préoccupations, la Commission nationale malienne pour l’Unesco et l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Icesco) a lancé, le 1er juillet 2021, le Projet d’amélioration des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène dans les écoles rurales, dans le monde islamique. La cérémonie officielle s’est tenue, à la Maison du partenariat Anger-Bamako sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, Kinane Ag Gadega, en présence de la secrétaire générale de la Commission nationale malienne pour l’Unesco et l’Icesco, Pr Diallo Kadia Maïga.

Ce projet qui durera 3 ans permettra d’améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en réalisant ou réhabilitant des équipements dans les écoles et pour les populations rurales et périurbaines. Les écoles rurales bénéficiaires sont reparties entre les Académies des rives gauche et droite du District de Bamako, celle de Dioïla, de Kita ainsi que de Kati. Le projet est financé par l’Icesco à hauteur d’environ 14 millions de Fcfa.

Le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale a expliqué que, de nos jours, un peu plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, tandis que 2,6 milliards de personnes n’ont pas d’assainissement adéquat. De plus, 1,8 million de personnes meurent chaque année de maladies diarrhéiques, dont 90% sont des enfants de moins de cinq ans. En outre, Kinane Ag Gadega a rappelé que la coopération entre le Mali et l’Icesco se manifeste par les soutiens multiples à travers des projets liés notamment aux domaines de l’éducation environnementale, l’alphabétisation, le développement des méthodes d’enseignement dans les écoles arabo-islamiques.

Le secrétaire général du département en charge de l’éducation nationale a espéré qu’à travers ce projet, le lavage des mains avec de l’eau et du savon pour éviter la propagation du virus seront désormais disponibles dans la plupart des ménages et des écoles bénéficiaires. Il a fait savoir que l’eau contaminée, le mauvais assainissement ou les comportements malsains augmentent le risque de contracter des maladies dans nos écoles. Pour lui, le défi est encore plus grand pour les filles et les élèves en situation de handicap qui sont confrontés à des obstacles pour s’inscrire, rester à l’école et apprendre. Kinane Ag Gadega a invité les administrateurs scolaires à accompagner le projet à travers le suivi des activités et une meilleure sensibilisation des communautés concernées.

Pour sa part, la secrétaire générale de la Commission nationale malienne pour l’Unesco et l’Icesco a indiqué que ce projet vient appuyer les efforts que notre pays a entrepris depuis le mois de mars 2020 pour lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19 et l’amélioration des conditions sanitaires. Pr Diallo Kadia Maïga a expliqué que le projet vise spécifiquement à contribuer à l’objectif de développement durable (ODD4) pour une éducation de qualité pour la réalisation de l’eau propre et de l’assainissement (ODD6). Elle a remercié l’Icesco pour son accompagnent sur le plan sanitaire, social et éducatif afin de minimiser les impacts négatifs de la Covid-19.

Mohamed D. DIAWARA

Source: L’Essor- Mali

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