Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a indiqué ce 1er décembre au siège de l’Union africaine que des opérations africaines solides mandatées par le Conseil de sécurité de l’ONU en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies sont essentielles pour imposer la paix et lutter contre le terrorisme en Afrique.

 

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a participé le jeudi dernier à la sixième conférence annuelle ONU-UA tenue au siège de l’Union africaine (UA) en Éthiopie.
Lors d’une conférence à l’issue de la rencontre, le Secrétaire général des Nations unies et le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, ont évoqué des difficultés de notre Continent, dont le problème de l’insécurité qui est en train de fragiliser de nombreux pays africains.
Sur cette question, M. Guterres a déclaré que des opérations africaines solides d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, mandatées par le Conseil de sécurité de l’ONU en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies sont essentielles et doivent être soutenues par un financement stable et prévisible.
Déjà, la Mission de stabilisation de l’ONU engagée au Mali en proie à l’insécurité entretenue par des groupes terroristes a montré ses limites compte de son mandat qui n’est pas robuste.
En effet, si le secrétaire général des Nations unies reconnaît la nécessité de placer des opérations africaines sous le chapitre VII de la Charte de l’ONU, son adoption demeure un problème.
Depuis des années, des chefs d’État africains en occurrence le défunt Président du Mali, Ibrahim Boubacar KEITA ; le président du Tchad, feu Idriss Deby ITNO ; le Président du Burkina Faso Marc Christian KABORE n’ont cessé de plaidoyer auprès des Nations unies en vue d’assurer un financement pérenne au G5 Sahel, la force conjointe regroupant des pays du Sahel (le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Niger et la Mauritanie) avant le retrait du Mali.
Faute de financement des Nations unies avec l’opposition des États unis, le G5 Sahel sur lequel l’espoir était fondé pour des solutions africaines aux problèmes africains n’a pu être pleinement opérationnel.
Va-t-on tirer la leçon de cette situation pour soutenir la nouvelle force de l’initiative d’Accra en gestation ?
Cette déclaration de António Guterres intervient quelques semaines après la réunion des chefs d’État et du gouvernement des pays membres de l’ « Initiative Accra » qui a décidé de l’opérationnalisation dans un délai d’un mois la

Source : Info-Matin