Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a fait savoir qu’une «cérémonie de signature d’accords sur l’entrée des nouveaux territoires dans la Fédération de Russie» se tiendra à Moscou le 30 septembre en présence de Vladimir Poutine.

Devant la presse le 29 novembre, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a annoncé la tenue d’une cérémonie le 30 septembre, à Moscou, portant sur la «signature d’accords sur l’entrée des nouveaux territoires dans la Fédération de Russie», après les référendums qui se sont tenus dans la République populaire de Donetsk (RPD), dans celle de Lougansk (RPL), dans la région de Zaporojié et dans la région de Kherson et qui ont tous abouti à une victoire massive du «oui» malgré les critiques sur leur organisation émanant de l’Occident.

«Une cérémonie de signature d’accords sur l’entrée des nouveaux territoires dans la Fédération de Russie se tiendra demain à 15h [heure locale, 14h à Paris] au Kremlin», a fait savoir le porte-parole de la présidence russe.

Il a précisé qu’à cette occasion, «le président Vladimir Poutine prononcera[it] un discours volumineux».

Large victoire du «oui», les Occidentaux rejettent les résultats

Pour rappel, les citoyens de la RPD, de la RPL, de la région de Kherson et Zaporojié étaient appelés aux urnes du 23 au 27 septembre afin se se prononcer sur une possible adhésion à la Fédération de Russie.

D’après les résultats définitifs de ces référendums, le «oui» l’a emporté avec 99,23% dans la République populaire de Donetsk, 98,42% dans celle de Lougansk, 93,11% dans la région de Zaporojié et enfin 87,05% dans la région de Kherson.

Le président ukrainien, l’OTAN ou encore l’Union européenne ont chacun affirmé qu’ils ne reconnaissaient pas ces résultats et dénoncé la tenue de ces référendums, dont Moscou a pour sa part défendu la légalité, insistant sur la présence d’observateurs internationaux indépendants du scrutin.

La Russie avait lancé fin février une «opération militaire spéciale» en Ukraine afin notamment de venir en aide aux Républiques de Donetsk et Lougansk, qui avaient de facto fait sécession depuis le coup d’Etat de 2014. Sa population a ainsi été la cible régulière de bombardements de l’armée ukrainienne depuis cette date. Les régions de Kherson et Zaporojié ont quant à elles été prises par les forces russes dans le cadre de cette offensive vivement décriée par les Occidentaux.

Source : Francais.rt