CRITIQUE – Le deuxième film de Rachel Lang suit en parallèle le destin de soldats partis au Mali et celui de leurs femmes restées à la caserne. Sans éluder les scènes de guerre, il éclaire avec subtilité la question de l’engagement.

 

Mon légionnaire a tout du film en trompe-l’œil. Avec son titre matamore, on s’attend aux embrocations masculines d’une troupe de soldats en tenues kaki aux prises avec l’ennemi, rangers cirés, balles sifflantes, snipers à l’affût… Esprit de corps et de sacrifices en bandoulière. Pourtant le film nuance d’emblée cette image d’Épinal en explorant l’opposé. La première scène est éloquente: des corps se déhanchent, gesticulent, collés serrés dans la nuit dans une séquence de boîte de nuit où des jeunes recrues dansent, reconnaissables à leurs uniformes. La musique les porte. Ils se défoulent. Ils sont jeunes, minces, beaux, ils sentent bon le sable chaud.

Maxime (Louis Garrel, formidable), caporal sorti deuxième de sa promotion à l’académie militaire est marié à Céline (Camille Cottin, très crédible en avocate amoureuse). Père d’un garçonnet de 7 ans, il a décidé de rejoindre la Légion étrangère. «C’est un choix que nous avons fait ensemble et j’en assume les conséquences», dira-t-elle un soir

Source : lefigaro

MaliwebInternational
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