Le Haut conseil de l’Azawad, une nouvelle organisation regroupant des Touareg, une des principales communautés du nord du Mali, a été mis en place cette semaine par des élus et notables de cette région, a-t-on appris dimanche auprès de ses initiateurs.mnla-mandat-arret touareg kidal

Le Haut conseil de l’Azawad a été créé le 2 mai par des « chefs de fractions et des notables » touareg, à l’issue d’une Assemblée générale organisée dans la ville de Kidal (nord-est du Mali), a affirmé à l’AFP Mohamed Ag Intalla, son président.

Le Haut conseil se dit « conscient de l’impérieuse nécessité d’unir tous les fils de l’Azawad au sein d’un organe commun capable de porter les aspirations de leur lutte commune », indique dans un communiqué séparé transmis dimanche à l’AFP M. Ag Intalla, qui a été député de la localité de Kidal.

La nouvelle organisation « appuiera tous les efforts en vue de trouver par le dialogue une solution politique négociée à la crise que traverse l’Azawad », affirme-t-il.

L’Azawad, un vaste territoire dans le nord du Mali, est considérée comme le berceau des Touareg dont des représentants rebelles, membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), réclament l’autonomie.

Le MNLA et le Mouvement islamique de l’Azawad, une dissidence de Ansar Dine – un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012 avant d’en être chassés par une coalition internationale dirigée par la France – contrôlent la ville de Kidal et refusent toute présence de l’armée malienne.

Les troupes françaises et tchadiennes assurent la sécurité de la ville où l’armée malienne n’est toujours pas présente en dépit de la déroute islamiste.

Kidal est la capitale de la région du même nom, qui abrite le massif des Ifoghas où se sont retranchés des combattants islamistes armés traqués par la coalition internationale.

Le MNLA avait été à l’origine d’une offensive lancée en janvier 2012 avec des islamistes armés dans le nord du Mali qui avait abouti à l’occupation totale de cette région par les jihadistes.

En début d’année, la rébellion touareg est réapparue à Kidal à la faveur de l’intervention de l’armée française lancée le 11 janvier.