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Aujourd’hui tout le monde est inquiet et surpris par ce nouvel qui déshonore et qui est non salutaire. Alors que plus d’une quarantaine de chefs d’Etat étaient à Bamako c’est un coup de tonnerre qui s’est mis à gronder au sein de la MINUSMA. Cette nouvelle n’est autre que le retrait de 160 militaires Tchadiens des endroits de Tessalit et ses environs. Personne ne pouvait croire à un tel geste des chefs de la MINUSMA. En réalité et selon nos sources, les soldats Tchadiens réclament leurs primes et salaires qui ne leurs ont pas été remis depuis quelque mois.

Selon les mêmes sources, les militaires tchadiens sont à la recherche du résultat de leur travail et pensent qu’on a précipité la création de la MUNISMA par ce que les fonds et les moyens n’étaient pas réunis pour une mission de telle envergure.

La question que tout le monde se pose aujourd’hui, est que cette révolte est-elle le début d’une division au sein de cette organisation qui est censée sécurisée le Mali ou juste une mise au point pour montrer à tout le monde que tout n’est pas parfait ?

En tout le retrait des soldats Tchadiens n’est pas tombé au bon moment car la responsabilité de la MINUSMA était déjà en suspens la question de Kidal et sur leur réel apport à cette crise. Interrogé sur le dossier lors de la conférence de presse Koulouba, le Président tchadien Idriss Deby remet la solution dans la main de la MINUSMA en déclarant que « que ces soldats travaillent au sein d’une organisation. Donc c’est à cette organisation de trouver une solution à ce problème ». Donc la MINUSMA est devant ses responsabilité et elle doit trancher vite et même très vite pour que le Mali ne soit un terrain de règlements comptes et de mutineries. « Les chefs militaires doivent faire tout pour résoudre tous les problèmes pour que les militaires ne se narguent pas entre eux alors qu’ils sont des frères », nous confie un spécialiste.

Bréhima Traoré

 

Source: Mali Demain