L’actualité démontre que l’EIGS est plus que jamais en difficulté. Incapable de remporter des victoires et surtout faisant face à d’importantes difficultés internes, son projet d’imposer un quelconque pseudo califat au Sahel est au plus mal aujourd’hui plus que jamais.

 

Tout commence avec la capture d’Abou DARDAR le 11 juin dernier. Quelques jours plus tard, l’influent Ikaraï est neutralisé par la force Barkhane. Mais il n’est pas seul. Avec lui disparaissent Adam Ag BAYE, son frère et Almahmoud Ag MOHAMED Ag ASRAYER son gendre. Par la même occasion Khatab Al MAURITANI est capturé.

 

Afin de débusquer les traîtres, une chasse à l’homme interne est lancée  à l’EIGS. Car de sources concordantes, il s’agit bien de traitrises. D’ailleurs, quelques combattants Daoussaks de l’EIGS ont été interrogés et torturés. Certains en sont ressortis vivants mais d’autres n’ont jamais été revus.  Néanmoins, il semble que l’EIGS n’a pas su éliminer les bonnes personnes, Oussami MODALI et Petit Chafori n’ayant jamais été inquiétés.

 

L’incapacité de l’EIGS à régler ses problèmes internes est donc toujours d’actualité. En effet, quelques jours plus tard, dans la nuit du 3 ou 4 juillet, Abba GOTTA, autre chef de groupe de l’EIGS est tué à Lelehoy à 15 km ai par la force Barkhane. Le nom du traître, Moussa MOUMINI, est avancé.

Mais la traitrise n’est pas le seul problème auquel l’EIGS est confronté. Cette organisation criminelle va de surcroit de défaites en défaites : face au JNIM, elle perd du terrain. Face aux forces armées sahéliennes et  à Barkhane, elle se cache, fuit et enchaine les débâcles !

 

Le 11 juillet dernier, les forces armées Nigériennes ont littéralement humilié l’EIGS. Alors même, que les djihadistes étaient plus nombreux et bénéficiaient de l’effet de surprise, ils n’ont jamais pu prendre l’avantage lors de l’attaque du village de TCHOMABANGOU. Mais ce sont bien eux qui ont subi les plus lourdes pertes : environ 40 djihadistes tués, 14 motos détruites, des armes lourdes et une grosse quantité d’armes individuelles saisies.

 

De nombreuses sources évoquent la mort du fils et du cousin d’Abou DARDAR. Aussi, des djihadistes appartenant au premier cercle du clan AL SARHAOUI ont été tués ! Il est très probable que Jouleybib AL SARHAOUI et Moussa YOUNIS ait été tués et Moussa MOUMINI (le traître d’Abba GOTTA ?) gravement blessé.

Quoiqu’il en soit, le clan AL  SARHAOUI démontre encore et toujours son incapacité à régler les problèmes internes à l’EIGS et à mettre un terme aux dissensions. Au contraire, ses choix conduisent inexorablement à l’affaiblissement de l’organisation, aux défaites et à la mort de ses combattants. C’est une bonne nouvelle dans la perspective du retour de la paix.

 

Le mot « défaite » n’est donc plus assez fort lorsqu’on parle des combats perdus par l’EIGS. Quel que soit l’adversaire auquel il se frotte, il est mis en déroute et doit s’enfuir laissant derrière ses chefs, ses combattants et leurs corps inanimés. On peut donc parler d’une débâcle !

Siaka Sidibé

TW: @SidibSiaka17

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L’actualité démontre que l’EIGS est plus que jamais en difficulté. Incapable de remporter des victoires et surtout faisant face à d’importantes difficultés internes, son projet d’imposer un quelconque pseudo califat au Sahel est au plus mal aujourd’hui plus que jamais.   Tout commence avec la capture d’Abou DARDAR le 11 juin...