Alors que tous saluent la libération des quatre ex-otages français, les familles des sept personnes qui sont encore détenus craignent que la mobilisation s’essouffle.

 fille otage français 2013 Diane Lazarevic

Ce mercredi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a assuré que «François Hollande est déterminé à mener les actions nécessaires pour les libérer». La veille déjà, le président de la République avait adressé un message aux proches des otages non-libérés: «Ne perdez pas espoir, ne perdez jamais espoir, la République est là, toujours solidaire».

La fille d’un des otages, Diane Lazarevic, s’est dit «très contente» de la libération des otages d’Arlit mais sa joie a un goût amer car son père, Serge, est probablement détenu dans le désert malien avec Gilberto Rodriguez Leal. «J’envie les familles, j’aurais aimé être à leur place», a-t-elle déclaré au micro d’Europe 1. «J’ai toujours défendu le gouvernement, je suis dépitée, j’ai beaucoup de colère contre le Quai d’Orsay notamment. Je les ai appelés hier soir, ils ne me disent rien. Moi aussi j’ai envie d’être à Villacoublay! (le point de rendez-vous entre les ex-otages et leurs familles (ndlr)». Ancien militaire, Serge Lavarevic, 48 ans, était au Mali pour travailler sur un projet de cimenterie. «Lui ne travaillait pas pour une grande entreprise», a déploré sa fille alors que les quatre ex-otages étaient employés par Areva ou Vinci et que certains experts estiment que les groupes ont peut-être payé une rançon.

VIDEO. Diane Lazarevic : «Le Quai d’Orsay me disait qu’Areva paierait»

Pascal Lupart, président du comité de soutien de Serge Lazarevic, a lui exprimé «une énorme angoisse pour les autres otages». Il a rappelé que Philippe Verdon, enlevé en même temps que Serge Lazarevic, avait été retrouvé mort, tué dans la balle dans la tête début juillet 2013 dans le nord du Mali. Francis Collomp a lui été enlevé au Nigeria. Et quatre journalistes, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, ont été enlevés en Syrie.

Ce mercredi matin, avant d’embarquer vers la France avec les ex-otages, Jean-Yves Le Drian a répondu à Diane Lazarevic en assurant que le gouvernement était déterminé à ramener son père et les six autres détenus. «Je comprends son angoisse et celle des autres familles d’otages. Le président François Hollande est déterminé à mener les actions nécessaires pour les libérer. Chaque cas est particulier. C’est très compliqué. Cela demande beaucoup de discrétion», a-t-il expliqué sur RTL.

CARTE INTERACTIVE. Les otages français dans le monde
LeParisien.fr

ADAMANord-Mali
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