Les habitants de Tombouctou, Cité des 333 Saints, accumulent les concessions et s’aperçoivent à peine du changement de régime juridique et judiciaire.

Peut-être aussi sont-ils obnubilés par le règne implacable des drapeaux noirs des islamistes au point d’avoir oublié que les mêmes pratiques et les acteurs de la précédente occupation de 2012 reprennent progressivement du service. Et pourtant, un certain Houka-Houka, qui avait fait régner la terreur du coup d’Etat de Sanogo jusqu’à la l’intervention française en janvier 2013, signe progressivement son retour. Depuis quelques temps, en effet, la prolifération des étendards djihadistes coïncide comme par hasard avec la réapparition en science de l’ancien chef de la police islamiste miraculeusement passé entre les mailles de la justice internationale. Et pour cause, indiquent nos sources, la densité des forces terroristes dans la région est en train de se traduire par un regain de notoriété de leur arbitrage et de recours de plus en plus fréquent à la justice traditionnelle pour trancher les différends entre les citoyens. Et la figure qui l’incarne le plus n’est personne d’autre que le même Houka – Houka.

Rassemblées par la Rédaction

 

Source:  Le Témoin