Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui composent le Sahel central, sont devenus l’épicentre de conflits et d’une crise humanitaire sans précédent dans la région. Les pays impliqués, dont le Canada, doivent revoir leur approche afin de mieux protéger les populations locales.

Plus de 15 millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, ont aujourd’hui besoin d’une assistance vitale. Près de 2,5 millions d’entre elles ont été déplacées de force ; c’est 1 million de plus qu’en 2019. Et environ 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë, une augmentation de plus de 150 % comparativement aux cinq précédentes années.

Si les changements climatiques et la pandémie de COVID-19 y sont pour quelque chose, c’est surtout la démultiplication des conflits dans la région qui en est la cause, de même que les résultats peu convaincants de la coalition internationale pour le Sahel, à laquelle s’est joint le Canada en juin 2020.

Cette coalition, qui regroupe les pays de la région concernée, l’Union européenne et d’autres partenaires bilatéraux, a pour objectif de lutter contre les groupes armés terroristes présents au Sahel (dont l’État islamique dans le Grand Sahara, Al-Qaïda au Maghreb islamique, Ansaroul Islam et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), de renforcer les capacités des forces armées des États de la région, de rétablir la présence de l’État et des services de base, et d’accélérer l’aide publique au développement.

Face à l’incapacité de cette coalition à protéger les populations, des observateurs recommandent à juste titre de mettre en œuvre une nouvelle stratégie centrée sur les besoins des populations et qui n’a pas pour principale mesure de succès le nombre de terroristes présumés neutralisés. Dans le cadre de cette approche, il y a trois priorités.

Source: lapresse

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