Onze jihadistes ont été tués et un soldat français a été blessé lors d’une opération de « contre-terrorisme » des forces françaises dans le nord du Mali, toujours confronté à l’insécurité, un an après le début d’une intervention internationale contre les djihadistes.

 

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« On intervient pour cibler des groupes en reconstitution sur deux théâtres, à la fois aux environs de Tombouctou et dans l’Adrar des Ifoghas [dans la région de Kidal] », avait affirmé jeudi le ministre de ladéfense Jean-Yves Le Drian.

DES GROUPES DJIHADISTES ENCORE ACTIFS

Ces développements sur le terrain militaire ont été annoncés vendredi 24 janvier, deux ans jour pour jour après le massacre de plusieurs dizaines de soldats maliens par des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) associés à des islamistesarmés à Aguelhoc, dans la région de Kidal dans le Nord-Est, où s’est tenue une cérémonie de commémoration.

 

 

Les djihadistes ont été affaiblis par l’intervention des forces françaises et de leurs alliés africains mais ils demeurent actifs, commettant à intervalles réguliers des attaques meurtrières. Cette opération militaire a permis au Mali de retrouver la stabilité politique, notamment avec l’organisation d’élections présidentielle et législatives durant le deuxième semestre de 2013.

Mais le pays doit encore réussir le pari de la paix avec les rebelles touareg et arabes, dont des groupes armés restent présents dans le Nord, notamment à Kidal. Malgré un accord préliminaire de paix signé en juin dernier entre Bamako et ces mouvements, le processus de discussions reste au point mort. Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé le gouvernement malien à accélérer la réconciliation politique.

source : lemonde