Véritable appareil d’aide au développement, la route transsaharienne constitue un maillon essentiel du libre-échange entre de nombreux pays et participe à une plus grande intégration régionale. Au Mali, la sécurisation de certaines portions de cette route constitue un enjeu de taille.

 

Reliant six pays africains, de l’Algérie au Nigéria, la route transsaharienne est un véritable vecteur d’intégration régionale et de développement commercial intra-africain. Elle est aujourd’hui d’une importance capitale pour plusieurs pays, dont le Mali. Comme l’avait souligné en début d’année le président du Conseil National Economique, Social et Environnemental (CNESE), M. Reda Tir : « la route transsaharienne constitue un moteur de croissance économique ».

 

 

Créé dès les années 60 et constitué de près de 9 000 kilomètres de routes, cet axe s’est modifié au fil du temps notamment grâce aux nouvelles technologies de construction de route.

 

Au Mali, entre Gao et Tabankort, la transsaharienne a vu son itinéraire évoluer, notamment avec un axe « moderne » qui passe par Bourem. Ce dernier permet aux voyageurs se déplaçant vers Kidal ou Tessalit de gagner beaucoup de temps mais aussi de réduire les coûts et les délais de transport. Quant à l’itinéraire « historique », moins rapide, celui-ci chemine de Gao à Tabankort mais avec des passages par Tin Ouarket, Almoustarat et Tabrichat.

 

Seulement, pour garantir la libre circulation des biens et des personnes, la sécurisation de cette route transsaharienne est un véritable enjeu dans cette région sensible.

En effet, sur l’itinéraire historique, quelques groupuscules terroristes tentent en permanence de s’attaquer aux voyageurs et autres caravaniers. Motivés par la terreur qu’ils font vivre à la population, les membres d’Al Mourabitoune, faction liée à AQMI, sont les plus virulents. En plus d’intercepter les véhicules et autres convois qu’ils dépouillent, ils sont aussi tristement connus pour être derrière des mines et autres engins explosifs artisanaux dans cette zone. Visant bien souvent les militaires, c’est malheureusement la population qui est la grande victime de la lâcheté du groupe !

 

Cependant, le nombre d’actes de rançonnage ou d’attaques à fortement diminué depuis plusieurs mois dans cette zone sensible. Ce retour au calme a pu avoir lieu grâce aux forces de sécurité maliennes, en particulier les FAMa qui ont rétabli de nombreux points de contrôle. Les habitants de ses régions l’affirment : si les militaires n’étaient pas là, les terroristes s’en prendraient à la population en permanence ! En outre, d’autres entités armées renforcent la sécurité.

Ainsi, les postes des factions de la CMA, positionnés tout le long des deux axes, contribuent à la sécurisation tandis que le soutien régulier des forces partenaires internationales dans la région garantit la liberté de circulation sans incident. La MINUSMa et la force Barkhane en sont les principaux contributeurs.

 

Au vu de l’importance que représente la transsaharienne, aussi bien en termes de commerce inter-africain que de stabilité de cette région du Mali, la sécurité de cette route est au cœur de toutes les préoccupations. Et, à juste titre, les forces de sécurité maliennes et partenaires veillent à ce que sa stabilité perdurent pour toujours.

Siaka Sidibé

@SidibSiaka17

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