Après s’être entretenu avec le MNLA à Ouagadougou la semaine passée, Tiébilé Dramé, l’émissaire du président malien chargé d’engager des contacts avec les groupes armés, a rencontré mercredi 29 mai à Nouakchott une quinzaine de cadres politiques et chefs militaires du MAA, le Mouvement arabe de l’Azawad. Selon les deux parties, l’entrevue s’est bien passée. Le MAA devrait prochainement se rendre à Ouagadougou pour des négociations.tiebile drame parena mediateur azawad mnla rebelles kidal bilal ag acherif ag assarid maa mia mnla

Vers 1h du matin, après plus de cinq heures de discussions, Tiébilé Dramé a qualifié sur son compte twitter les discussions de fructueuses et précisé : « un pas important a été franchi vers un accord intérimaire ». Son objectif principal était en effet de convaincre le MAA de se rendre à Ouagadougou pour s’asseoir avec les autres groupes armés du Nord et négocier un accord intérimaire avec Bamako. Intérimaire car destiné à être remplacé : l’accord viserait en effet à obtenir un cessez-le-feu des groupes armés pour permettre la tenue de l’élection présidentielle en juillet.

En contrepartie, l’Etat malien s’engagerait à négocier, une fois le président élu, un accord réglant les problèmes de fond et notamment le statut de l’Azawad, et qui serait garanti par la communauté internationale. Mohamed el-Maouloud Ramadane, porte-parole du MAA, confirme que le mouvement se rendra prochainement à Ouagadougou. « Nous sommes prêts à discuter car nous pensons qu’il faut une élection pour avoir un président légitime avec qui négocier par la suite » affirme Ramadame, qui précise qu’ « il n’est pas question de déposer les armes mais un cessez-le-feu est envisageable pour permettre la tenue de l’élection ».

Avant son départ pour Ouagadougou, le MAA devrait rencontrer des membres du MNLA à Nouakchott. L’objectif est de tenter d’apaiser les vives tensions qui existent entre les deux groupes, afin de présenter un front plus uni face à Bamako.

Source: RFI