Alors qu’Olivier Dubois est retenu en otage au Mali depuis six mois, la mobilisation monte pour demander sa libération du journaliste indépendant.

 

Cela fait maintenant six mois que le journaliste indépendant de 46 ans Olivier Dubois est retenu en otage au Mali. Collaborateur de Libération, du Point ou encore de Jeune Afrique, il a été enlevé le 8 avril 2021 à Gao dans le nord du pays par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste au Sahel, liée à Al-Qaida.

Que sait-on de sa détention ?

Très peu de choses en réalité. Ça fait six mois qu’on est sans nouvelles de mon frère à part la vidéo du 5 mai, 184 jours sans nouvelles : rien sur son état de santé, rien sur sa situation, ses conditions de captivité, c’est beaucoup​, explique Canèle Bernard dans un entretien accordé à l’AFP.

Le journaliste avait annoncé lui-même son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai dans laquelle il demandait à sa famille, ses amis et [aux] autorités françaises ​de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’il soit libéré​.

Depuis, la seule information connue est la déclaration de Wassim Nasr, un journaliste de France 24, spécialiste des réseaux djihadistes, le 29 septembre : L’otage n’a pas été attiré ni trompé, son cas est de l’ordre de ce qui peut être ouvert à la discussion​, a-t-il déclaré citant une source d’Al-Qaida au Maghreb islamique.

Que fait la France pour sa libération ?

À Paris, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire pour enlèvement en bande organisée ​et en relation avec une entreprise terroriste​. Libération indique également que rien n’a filtré, tant du côté des autorités maliennes que françaises​. En général, pour ce genre d’affaires, le Quai d’Orsay évite de communiquer.

Toutefois, la sœur d’Olivier Dubois regrette que sa famille n’ait pas été reçue par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, malgré des demandes répétées​.

Comment s’organise la mobilisation ?

Début juin, une centaine de personnes s’étaient réunies à Bamako (Mali) et autant à Paris pour réclamer la libération d’Olivier Dubois, journaliste indépendant de 46 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015.

Mais à l’issue de ces six mois, l’opinion publique ne connaît toujours pas la situation de mon frère​, estime Canèle Bernard, espérant que les gens prennent conscience ​du sort de son frère et que cela permette peut-être (de) faire bouger les choses​.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) lance ce vendredi la Campagne des villes​. Des affiches géantes sont installées dans treize villes dont Paris, Marseille, Lyon, Nice, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Rennes, Reims, Pau, Fort-de-France et La Rochelle mais aussi Bayeux, où se tient actuellement le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

La mobilisation de toutes ces villes, un peu partout dans le pays, de Marseille où vit une partie de sa famille, à Fort-de-France en Martinique d’où Olivier est originaire, est un formidable message de soutien ​envers le journaliste pris en otage alors qu’il faisait son travail​, a déclaré le secrétaire général de RSF Christophe Deloire.

Nous continuerons à nous mobiliser sans relâche pour qu’Olivier soit libéré et puisse continuer à nous informer. Nous en profitons pour remercier tous ceux qui travaillent aujourd’hui concrètement pour sa libération​, conclut Olivier Deloire.

Source : ouestfrance

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