Le glorieux 22 septembre 1960 a consacré l’Indépendance du Mali, sa Souveraineté Nationale et Internationale qui elle-même, a été magnifiée par ce jour triomphal du 20 janvier 1961 qui a vu le départ définitif du dernier soldat colonial français de notre sol.

Cependant, force est de reconnaitre que, depuis l’éviction de Modibo Keita et des Pères de l’Indépendance, celle-ci a été régulièrement grignotée, érodée et petit à petit confisquée. Malgré le refus opposé par le Général Moussa Traoré au Diktat du Président François Mitterrand à la Baule, malgré le refus historique du Président Alpha Oumar Konaré de répondre à la convocation du Président Chirac à Dakar, il n’y a pas eu d’actions significatives, de la part des régimes successifs maliens, afin de rétablir la souveraineté du Mali.

Le crédo de Modibo est : « Pas d’action sans continuité et pas d’action sans théorie qui la soutend »

Ainsi, le Mali continuait sa descente aux enfers jusqu’au jour où Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République française, créa, arma et finança un mouvement formé de jeunes maliens auxquels il promit de trancher, dans le vif, une partie du territoire malien qu’il leur offrit en échange d’abandonner le chef de l’Etat libyen. Le reste, tout le monde le connait.

En Aout 2020, une frange de notre population descend dans la rue contre le régime du Président Ibrahim Boubacar Keita et l’Armée prend le pouvoir ; une transition est établie ; cette transition n’a pas su résister à l’étranger pour maintenir un minimum de souveraineté nationale. L’Armée procède alors à un deuxième réaménagement du pouvoir qui voit la jonction de l’Armée et du M5-RFP avec : Colonel Assimi Goita, Président de la Transition, et Mr Choguel Kokalla Maiga, Premier ministre.

La Transition prend alors une trajectoire sans ambiguïté. Au sommet les autorités pincent la fibre nationale et patriotique, les valeurs nationales sont exaltées, le consommé malien revient à l’ordre du jour, on crée meme la notion de REFONDATION DE L’ETAT, l’idée mobilise, une THEORIE DE LA TRANSITION EST NEE et se construit.

Sur ce, voilà la CEDEAO et l’UEMOA, instrumentalisées à bloc par Emmanuel Macron et Alassane Dramane OUATTARA contre le peuple malien, avec une cruauté inouïe, avec la volonté de détruire une nation innocente et la soumettre au néocolonialisme. C’est dans ce contexte de méchanceté et d’infantilisme de la CEDEAO que le peuple malien a mis en œuvre, spontanément, sa capacité potentielle d’énergie de réaction pour sa survie et pour le rétablissement de sa totale souveraineté et c’était le 14 Janvier 2022 !

Le Peuple s’est alors levé comme un seul homme pour dire :

NON à l’ingérence !

NON au néocolonialisme !

NON à l’embargo cruel et inhumain !

NON aux sanctions illégales et illégitimes !

NON à la CEDEAO des laquais de MACRON!

OUI à la CEDEAO des Peuples !

OUI à notre totale souveraineté !

OUI à nos véritables amis !

OUI au Peuple malien uni !

Ainsi par la déferlante humaine qui a envahi les villes et la place de l’Indépendance de Bamako, le Peuple a crié à la face du monde la légitimité du Colonel Assimi, de ses camarades et de son gouvernement, du CNT, au grand dam de l’incompétent Macron, de son complice Ouattara et de son instrument éhonté, la CEDEAO.

Dès lors, on peut affirmer que la transition a vaincu Macron qui a fini par plier ses bagages du Mali, Alassane Ouattara et la CEDEAO, elle a une légitimité populaire, celle du 14 Janvier 2022, elle a une théorie (la Refondation) qui mobilise, et suprême position, elle a forgé l’armée la plus puissante du Mali depuis le Président Modibo et qui est la 4ieme de l’espace CEDEAO et aussi le 1er pays le plus attractif pour le commerce dans l’espace UEMOA.

Dans la vision de la gestion de la Nation, la Transition peut donc envisager de capitaliser tous  ces acquis pour affirmer que la souveraineté nationale, détenue par le Peuple, est retrouvée et instituer une Journée Nationale de la Souveraineté Retrouvée (JNSR).

L’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR), salue l’institution de la Journée Nationale de la Souveraineté Retrouvée. ATIR félicite le Président de la Transition, le Gouvernement et le CNT car cette Journée constitue la renaissance du Mali et sa dignité retrouvée. ATIR pense qu’il doit être compris que le 14 Janvier 2022, ne porte point ombrage au 22 Septembre 1960 et au 20 janvier 1961 et, au contraire, il les complète.

L’Alliance rappelle à l’ensemble du Peuple malien et aux Hautes Autorités, la plus grande vigilance et maîtrise face aux provocations, aux manipulations et actes de propagande incessants de nos ennemis, cette vigilance et l’unité seront désormais cristallisées et symbolisées par le 14 janvier.

ATIR rassure la Transition de sa détermination, aujourd’hui plus qu’hier, à lui apporter son soutien ferme et résolu et à tout mettre en œuvre pour le retour de la sécurité et la réalisation des élections.

Vive ATIR !

Vive le Mali !

Vive l’Afrique unie au service de la paix !

 

Bamako, le 16 janvier 2023

Le Président d’ATIR

Pr El Hajj Younouss Hamèye DICKO

Commandeur de l’Ordre National du Mali

Chevalier de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES

            Ancien Ministre

Source: Le Républicain- Mali