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L’information relative à une injonction de nos partenaires au développement pour une éventuelle nomination du parrain de l’URD, Soumaïla Cissé à la primature a circulé la semaine dernière, comme une traînée de poudre. Joint par nos soins, l’honorable Alkaïdi Mamoudou Touré, élu URD à Diré, a bien voulu se prononcer sur le sujet. Il a mis l’occasion à profit pour donner sa lecture sur les pourparlers inclusifs inter-maliens.

D’entrée de jeu, l’élu de Diré a déclaré que le bureau politique national n’a jamais été informé d’une quelconque situation relative à une éventuelle nomination de Soumaïla Cissé au poste de premier ministre. IBK a gagné les élections, il doit gérer le pays et présenter un bilan à la fin de son mandat et l’opposition doit jouer son rôle.  » Nous avons perdu les élections et nous avons décidé d’être à l’opposition et je ne vois pas pourquoi on veut nous distraire « , a-t-il martelé. L’honorable Alkaïdi Mamoudou Touré a souligné qu’il n’est pas favorable à un tel arrangement politique. L’occasion a été mise à profit par l’honorable Alkaïdi Mamoudou Touré pour se prononcer sur les pourparlers entre le gouvernement malien et les groupes armés.

 

À l’entendre, la seule inquiétude par rapport à la signature d’un accord de cessez-le-feu alors que les préalables ne sont pas remplis c’est la peur qu’on revienne à la case de départ parce qu’il y a toujours eu des accords entre le gouvernement malien et les mouvements hostiles à l’État central sans une implication des communautés sur place. Le hic c’est que ces mouvements ont toujours parlé au nom de l’ensemble des communautés, dont certaines ne sont pas d’accord avec eux.  » Comment, comprendre qu’on discute de ma localité sans pour autant m’associer parce que je n’ai pas pris d’armes contre mon pays « , s’est-il demandé.

 

Les accords signés dans ces conditions engagent toute la communauté. À ce niveau, le député de Diré dira qu’il a beaucoup d’inquiétudes. Cependant, il se dit optimiste quant à la signature d’un accord qui satisfait tout le monde, car le Mali est notre bien commun. L’accord qui sera signé doit être le fruit d’une démarche collégiale et acceptée par tous les Maliens. Les discussions doivent se faire dans la plus grande équité pour que certaines parties ne dictent pas leur loi à d’autres. Les groupes armés sont libres de revendiquer par les armes et la communauté est également libre d’exprimer son point de vue sur une zone qui appartient à tous, la terre de nos ancêtres. Selon lui, les revendications des groupes armés ne sont pas légitimes, car celui qui veut construire ne détruit pas. « 0000000000000 a-t-il poursuivi. Les communautés sur place n’abandonneront jamais la terre de leurs ancêtres. Car, dit-il, autant, les groupes armés réclament une partie de cette terre, autant les communautés réclament une partie de cette terre. En conclusion, il dira que, si l’État ne fait pas attention en engageant les communautés sans leur implication, c’est la vie de milliers de personnes qu’il met en danger.

 

 

           Boubacar PAITAO

SOURCE: L’Indépendant

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