Interpellé le jeudi 6 mai dernier, par le Commissariat de police du 5è arrondissement, sur plainte des deux syndicats des magistrats (SAM et SYLIMA) pour outrage à  magistrat, le porte-parole du Collectif pour la défense de la république (CDR), Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, a été placé sous mandat de dépôt, le lendemain vendredi, par le Procureur du Tribunal de la Commune IV du District de Bamako.

 

Son avocat Me Kassim Tapo, impute cette nouvelle détention de son client, qui intervient seulement après sa libération de prison dans l’affaire dite « déstabilisation de la transition », aux troubles créés par les militants du CDR, et les invite à se ressaisir. « S’il n’y avait pas eu ces troubles, Ras Bath serait ce soir en liberté », s’est offusqué l’avocat.

L’interpellation du porte-parole du CDR, Mohamed Youssouf Bathily, ce jeudi 6 mai, par les éléments du Commissariat du 5ème arrondissement, a tourné à la dérive. A seulement quelques semaines de sa libération dans l’affaire dite de « déstabilisation des institutions », le célèbre chroniqueur de la radio Renouveau Fm, est cette fois-ci, visé par une plainte des deux syndicats de la magistrature, SAM et  SYLIMA, selon son avocat Me Kassim Tapo.

En effet, la nouvelle de son interpellation vers 19 h, les militants du CDR dont il est le porte-parole, se sont aussitôt rassemblés devant le Commissariat, en brûlant des pneus, en guise de protestation.

Pour disperser les manifestants, les policiers se sont mis à lancer des gaz lacrymogènes, faisant des blessés dans les rangs des manifestants.

Bien qu’avocat de Ras Bath, Me Tapo a vigoureusement condamné cette attitude de violence.

Pour lui, ces échauffourées avec les forces de l’ordre ont plutôt desservis son client.

« S’il n’y avait pas eu ces troubles, Ras Bath serait ce soir (vendredi 7 mai, ndlr) en liberté », s’est-il offusqué.

« Donc, je peux dire paradoxalement que c’est à cause des militants du CDR, que Ras Bath est là où il est aujourd’hui encore en prison à la MCA (Maison centrale d’arrêt). En tant qu’avocat je ne peux pas approuver la détention de mon client, mais j’ai dit au Procureur que je comprends et que je partage parfaitement sa position, qui était de dire qu’on ne défie pas l’Etat, qu’on n’impose pas à l’Etat et qu’on ne crée pas la chienlit. Moi, je sais ce que c’est. Et j’ai payé cher pour ça, étant ministre de la Justice sous IBK », a poursuivi Me Tapo.

Et de préciser : « Je le dis encore de manière très claire, je ne m’associerais jamais à aucun trouble à l’ordre public, à aucun manquement à l’ordre judiciaire, aux magistrats et à la justice. C’est pourquoi, j’ai pris l’engagement devant le Procureur de parler aux jeunes militants du CDR ».

Pour rappel, la veille dans son émission hebdomadaire dénommé « Grand dossier », dont l’audience a explosé, après sa libération, le chroniqueur s’est réservé de tout commentaire sur une plainte, qui circulait sur la toile et qui lui serait adressée.

Aussi, au cours de cette émission, l’intéressé avait même envisagé de rencontrer les deux syndicats des magistrats pour, dit-il, leur informer sur certains manquements qu’il avait constaté au cours de son incarcération.

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Interpellé le jeudi 6 mai dernier, par le Commissariat de police du 5è arrondissement, sur plainte des deux syndicats des magistrats (SAM et SYLIMA) pour outrage à  magistrat, le porte-parole du Collectif pour la défense de la république (CDR), Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, a été placé sous...