Après l’annonce du boycott des examens de fin d’études par les enseignants signataires du 15 octobre, les élèves et leurs parents ne savent jusque-là si les épreuves auront lieu ou pas. Le ministre de l’Education nationale a quelle alternative ?

Le Syndicat des enseignants signataires du 15 octobre 2016 a depuis une dizaine de jours, décidé de la rétention des notes et du boycott des examens de fin d’année. Ces mesures des enseignants font suite à l’approbation du projet de loi sur l’harmonisation de la grille salariale des fonctionnaires de l’Etat.

Selon les responsables du Syndicat, l’application de ce projet de loi « remet en cause les acquis de l’article 39 » déjà en application. Pour les enseignants membres de la Synergie, l’article 39 accorde 15,17% d’augmentation sur les salaires des enseignants. Autrement dit, il stipule que : « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement fondamental, secondaire, de l’éducation préscolaire et spéciale ».

A moins d’un mois du début des épreuves des différents examens : brevet de technicien (B.T), baccalauréat, CAP, DEF, il est difficile de dire avec assurance, si les épreuves auront lieu aux dates indiquées, quant on sait que le bon déroulement des examens nécessite leur implication. Si les enseignants décident de maintenir leur mesure, obligation sera faite aux autorités de s’assumer afin que les examens se tiennent.

Le département de l’Education nationale a-t-il déjà planifié un plan B ? Nous ne saurons le dire, mais tout porte à croire que des réflexions seraient en cours à ce sujet. En attendant, le ministre de l’Education, ex-syndicaliste de son état, ne manquera pas d’arguments pour faire venir les enseignants à la raison.

Le boycott des examens de fin d’année n’est pas une première. En 2008, sous le régime d’ATT (paix à son âme), la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) s’était mise dans la même posture de boycotter tous les examens y compris le baccalauréat. Nonobstant leur refus de prendre part à la tenue des épreuves, les examens se sont tenus.

Comme chaque année, malgré la situation de crise occasionnant des perturbations sur le bon déroulement de l’année scolaire, le département de l’Education a toujours mis les bouchées doubles pour sauver l’année scolaire. Esperons qu’il y sera pour cette fin d’année.

Les épreuves écrites du baccalauréat se tiendront du 23 au 26 août 2021. Quant aux candidats en lice pour le diplôme d’études fondamentales (DEF), ils seront évalués du 16 au 18 août. Les examens du Certificat d’aptitude professionnelle sont prévus du 26 au 29 juillet prochain. Le brevet de technicien (BT), se tiendra du 9 au 12 août prochain.

Hamidou B. Touré

Source: Arc en Ciel

MaliwebEducationPolitique
Après l’annonce du boycott des examens de fin d’études par les enseignants signataires du 15 octobre, les élèves et leurs parents ne savent jusque-là si les épreuves auront lieu ou pas. Le ministre de l’Education nationale a quelle alternative ? Le Syndicat des enseignants signataires du 15 octobre 2016 a...