Cet homme est courageux. On peut ne pas l’aimer mais reconnaitre qu’il dit courageusement ce qu’il pense. En cette période de grands bouleversements sociopolitiques des candidatures pour occuper le fauteuil présidentiel sortent de tous les côtés. Car, plusieurs compatriotes pensent qu’il suffit d’assembler quelques caisses de millions pour prétendre devenir président de la république du Mali. Des fortunes dont les origines sont très souvent douteuses. Des gens qui n’ont même pas de projets de société fiables.

 

Ahmed Sow

Ahmed Sow

Reconnu comme un grand bosseur par ses proches, Dr. Ahmed Sow vient de créer un parti politique dénommé Rassemblement Travailliste pour le Développement ( RTD ) comme moyen de monter à Koulouba. Lors du premier congrès de ce parti tenu le 19 mai dernier dans la grande salle très pleine du CICB,  Dr. Ahmed Sow a interpellé les journalistes pour qu’ils n’oublient pas de questionner les futurs candidats à la présidentielle sur les provenances de leurs biens. Mais avant que les hommes de média ne fassent leur devoir de recherche d’informations très utiles pour les votants, le candidat investi du RTD n’a pas hésiter de lancer des flèches trop pointus aux éventuels candidats à la présidentielle de 2013 soupçonnés de délinquances financières en Bambara en ces termes :

«  Je tiens à vous affirmer que c’est avec de l’argent propre que nous avons payé les dépenses de ce congrès…mes compatriotes nous sommes au temps de la vérité et du travail.

 

Comment peut-on expliquer que dans ce grand pays une grande majorité des gens ne mange pas à sa faim ?

 

C’est parce qu’un petit nombre de personnes a fait du pays une orange qui n’est bonne que dans sa bouche.

 

Comment des personnes dont le salaire mensuel ne dépasse pas 600.000 frs parviennent à construire des maisons d’une valeur de 500.000.000, d’où sort cette fortune ? Avec 300.000 frs de salaires doit-on posséder une voiture de 50.000.000 frs ? », s’est interrogé sous des ovations celui qui s’est présenté comme l’Obama malien avant de poursuivre. « Donc, c’est avec cet argent volé qu’ils tentent d’acheter vos votes. Je demande à tous les maliennes et maliens de poser la question à tout candidat sur la source de sa fortune… Chaque candidat aura le devoir de s’expliquer là-dessus », a-t-il ainsi défié tous ceux et celles qui veulent devenir président de la république du Mali.

 

 

 

Quand Soumaila Cissé se dit meilleur malien

A travers une conférence de presse improvisée dans les locaux de DFA communication, ce 5 juin 2013, le président d’honneur du parti URD, Soumaila Cissé s’est exprimé sur la situation à Kidal, sa position par rapport à la gestion de ce dossier entre autres. De cette conférence qui n’a durée qu’une quarantaine de minutes, le candidat naturel de l’URD, Soumaila Cissé s’est montré aussi, imprécis que confus, mais surtout très prétentieux quant à la question de son patriotisme.

 

Le conférencier, torpillé par les questions des confères, était visiblement mal à l’aise. Soumy Champion ‘’jamais vainqueur’’ affirme être sur la même longueur d’onde que les autorités de transition et la France sur la gestion du dossier Kidal. Il a pour preuve paraphrasé le président Hollande et son ministre des Affaires Etrangères.

Se démarquant de la gestion des 20 dernières années du Mali, Soumy estime qu’il n’y a pas plus patriote que lui. Car, selon lui, personne mieux que lui, n’a vendu l’image du pays et drainé les bailleurs de fonds vers le Mali.

 

 

Sur le dossier Kidal objet de la conférence, il est resté flou et transparent et n’a rapporté rien de nouveau qui puisse soulager le mal que vit les maliens. Il s’est contenté juste de citer les noms mentionnés plus haut et de demander aux maliens d’être patients et d’attendre la suite des négociations en cours. Négociations d’ailleurs que le gouvernement, par la voix du ministre Manga Dembélé, affirme qu’elles n’engagent pas l’Etat malien. Alors, il sera bon que Soumy champion nous explique à quelles négociations faisait-il allusion ?

Pour cette sortie vraiment ratée de l’homme de l’UEMOA, on note qu’il n’a rien perdu de sa prétention ni de sa fougue. Mais d’aucuns se demandent si Soumaila est conscient des réalités de son pays. Car les maliens semblent n’avoir pas oublié l’affaire Ministre des Finances contre la Holding Ben and Co à l’époque où, il dirigeait l’hôtel des finances.

Affaire à suivre….

 

Et ces larmes…de IBK

Ces trois lettres IBK identifient un homme, Ibrahim Boubacar Keita, qui est très sensibles aux peines d’autrui. Cet humanisme débordant justifie-t-il l’écoulement des larmes en public ? Qu’est ce qui cause les larmes, elles sont de quelles qualités ?

 

 

Ibrahim Boubacar Keita

Ibrahim Boubacar Keita

Les larmes, beaucoup ou peu, sont toutes causées par l’émotion. Toute âme sensible peut en verser. Les larmes ont toujours attirés les attentions peu importe de quels yeux elles sortent. Les sortes de larmes très connues sont celles de douleur, de tristesse et d’allégresse. À celles-ci on peut ajouter des larmes d’inquiétude et de solitude. Sans oublier des larmes de déception et de compassion. Il existe aussi des larmes qu’on s’efforce de laisser couler pour avoir des faveurs. Toutes les larmes du monde sont incolores et inodores comme l’eau.

 

Des hommes qui ont beaucoup de richesses ou d’énormes pouvoirs tout comme ceux qui sont foncièrement démunis peuvent avoir des larmes aux yeux. Il est donc difficile de qualifier des larmes de puissance ou de faiblesse par rapport à la personne qui les verse spontanément et involontairement.

Ils ne sont pas très nombreux ceux qui ont vu, IBK, le président du RPM, en larmes lors de ses rencontres avec des maliens pour parler de la difficile crise sociopolitique du Mali. Mais beaucoup de gens en parlent.

Signalons ces deux cas récents et très émouvants.

 

En 2012 c’était à Kangaba que des larmes ont abondamment coulé sur les joues de IBK lors de son allocution à l’adresse des populations qui lui avaient détaillés toutes leurs difficultés existentielles dues à la mauvaise gestion du pays. Ces populations disaient avoir mis tout leur espoir en IBK pour les sortir de la galère quand il accédera au pouvoir.

 

Les 18 et 19 mai derniers, les femmes du RPM tenaient leur 3eme congrès. IBK se trouvait dans la salle de conférence du CICB à l’invitation de ces femmes de son parti qui lui ont réaffirmé leur totale confiance. Très longuement et chaudement ovationné, le président du RPM qui parlait de la pénible condition de vie liée à la crise actuelle, n’a pu retenir ses larmes : «… j’ai occupé beaucoup de postes de responsabilité et j’ai géré l’argent de l’Etat. Si j’avais détourné ou utilisé 5 F Cfa, je jure qu’ils m’auraient détruit et jeter en prison comme un malpropre. Jamais ! Jamais ! Cela n’arrivera, puisque je ne suis pas venu pour me servir du Mali, mais plutôt pour servir le Mali, que j’aime plus que tout ».

 

Ses larmes sont diversement interprétées. Bien appréciées ou sévèrement critiquées de bouche à oreille ou dans la presse. C’est normal. Il est une personnalité publique. Selon notre analyse contextuelle, nous pensons que les larmes du président IBK sont celles qui sont spontanément et sincèrement provoquées par une profonde compassion d’un patriote envers sa patrie blessée. Mais parvenir à contenir de telles larmes pour qu’elles ne coulent pas en public est une pression morale que les personnalités doivent exercer positivement sur elles.

 

 Le PDES ne veut plus de Koulouba ?

Un adage bambara dit que lorsqu’un singe rouge se sent incapable d’atteindre et de cueillir un fruit mûr, il dira qu’il ne veut plus de ce fruit qui ne lui plait plus. Tel est dans l’échiquier politique malien le cas du PDES, Parti pour le Développement Economique et la Solidarité des anciens « amis » de ATT, le très cher général président bien aimé mais bien tombé le 22 mars 2012.

 

En effet, la réalité est que les responsables de ce parti PDES n’ont pas été capables, une fois de plus, de s’entendre lors du processus de désignation ou élection d’un candidat pour la présidentielle de cette année 2013.

 

Venus de Bamako et des régions, les membres du Comité directeur national (CDN) du PDES se sont réunis à Bamako le 28 mai 2013. Cette rencontre était présidée par le 2ème vice-président du parti, le Dr Ousmane BA qui assume la présidence par intérim depuis que le président fondateur Ahmed Diané Séméga s’est refugié au Sénégal. A l’issu de la rencontre, le CDN a réaffirmé l’attachement du PDES au regroupement politique FDR avant d’annoncer ces deux décisions prises :

 

« Premièrement : Le PDES ne présentera pas en son sein un candidat à l’élection présidentielle de 2013.

Deuxièmement : Le PDES signera les jours à venir, une alliance de 1er tour de l’élection présidentielle avec un candidat  dont il estime le programme compatible avec son projet de société et dont le profil lui semble convenir le mieux aux contingences qui sont celles du Mali d’aujourd’hui. »

 

Entre une demi dizaine de candidats dont Ahmed Diané Séméga, qui était revenu a Bamako pour la circonstance, ce parti des querelles intestines n’a pu s’entendre sur un ou une candidate à mettre dans la course pour Koulouba comme ce fut le cas en 2012.