En vue de l’élaboration d’un chronogramme consensuel pour les réformes politiques et institutionnelles ainsi que pour des élections, le Gouvernement envisage de rencontrer dans les prochains jours les partis politiques et les organisations de la société civile. La décision a été prise lors du Conseil des ministres de ce mercredi 22 juin 2022 à Koulouba ; sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition.

 

Cette annonce a été faite par le Gouvernement à la veille de l’arrivée du médiateur de la CEDEAO, Goodluck JONATHAN, attendu à Bamako ce jeudi pour poursuivre le dialogue avec les autorités maliennes autour du Chronogramme des élections.

La décision a été également prise à quelques encablures du prochain sommet des Chefs d’État de la Cedeao prévu pour le 3 juillet prochain à Accra (Ghana). Une rencontre qui devrait aboutir à la levée de l’embargo.

C’est pourquoi, dans le cadre des préparatifs de ce rendez-vous décisif, le Gouvernement semble multiplier les gestes de bonne foi, en procédant à l’adoption d’une nouvelle loi électorale le 17 juin dernier, et en décidant d’engager le dialogue avec la classe politique et la société civile.

Pour ce faire, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, rencontrera les partis politiques et les organisations de la société civile pour échanger sur le chronogramme des réformes politiques et institutionnelles ainsi que celui des élections.

«Le Conseil des ministres a pris note des axes et de la méthodologie d’élaboration du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles ainsi que de celui des élections. Cette méthodologie, basée sur la recherche de l’inclusivité et du consensus, est conforme à la vision de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État», peut-on lire dans le communiqué rendu public après le conseil des ministres.

Six mois après les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, les autorités maliennes espèrent, à l’issue du sommet du 3 juillet prochain, connaître la clémence de la conférence des chefs d’État. Cela avec des arguments en réponse à certains préalables fixés par la CEDEAO.

Ainsi, après le report par la CEDEAO de la levée des sanctions économiques et financières qui frappent le Mali, au 3 juillet prochain, le Président de la Transition a pris un décret fixant la durée de la transition à 24 mois.

L’autre argument qui pourrait faire pencher la balance en faveur du Mali est l’adoption de la nouvelle Loi électorale par le CNT, le vendredi 17 juin 2022, par 115 voix pour, 3 contre et zéro abstention. Cette loi dite consensuelle, qui sera incessamment promulguée par le Président Assimi, est un produit de la consultation de toutes les forces vives de la Nation, notamment toute la classe politique, la société civile, les experts sur les questions électorales et autres.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin

MaliwebPolitique
En vue de l’élaboration d’un chronogramme consensuel pour les réformes politiques et institutionnelles ainsi que pour des élections, le Gouvernement envisage de rencontrer dans les prochains jours les partis politiques et les organisations de la société civile. La décision a été prise lors du Conseil des ministres de ce...